Déchets : l'arme anti-emballage pour lutter contre la pollution

La vente de certains produits en vrac pourrait permettre un moindre recours aux emballages nocifs pour l'environnement. Qu'en pense le consommateur ?

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FRANCE 2

Peut-on consommer sans faire de déchets ? C'est la promesse clairement affichée d'une épicerie : ici, pas d'emballage. Zéro plastique, plutôt du verre, et rapporté par les clients eux-mêmes. Dans cette boutique, tout s'achète en vrac, l'alimentaire comme les produits d'hygiène. Et quand il y a du plastique, il vient de la maison. Une consommatrice remplit ainsi sa bouteille de shampoing. Une question de bon sens, pour une autre, "plutôt que d'acheter des produits tout faits, nocifs".

500 millions de chiffre d'affaires

Les épiceries 100 % vrac se multiplient : la France en comptait 18 en 2015, aujourd'hui, il y en 160. Un marché qui représente 500 millions de chiffre d'affaires, soit 1 à 2 % de la consommation totale. Ce chiffre devrait encore progresser avec la grande distribution. "Il y a du business à faire, explique Olivier Dauvers, expert du secteur. Le vrac devient même pour certains consommateurs (environ 10 %) une raison de fréquentation de tel ou tel magasin. Évidemment, qu'ils ont flairé l'aubaine". Dans les hypermachés, le rayon vrac est encore limité. On y trouve des produits secs : riz, sucre, pâtes... et pas forcément plus chers qu'avec emballage.

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Marché vrac.
Marché vrac. (FRANCE 2)