"Je veux découvrir les valeurs de la France" : rencontre avec des volontaires du Service national universel

Près de 2 000 jeunes de 15 et 16 ans, originaires de 13 départements, vont participer à une première expérimentation du SNU du 16 au 28 juin.

La casquette du Service national universel, une partie indispensable de l\'uniforme des jeunes volontaires.
La casquette du Service national universel, une partie indispensable de l'uniforme des jeunes volontaires. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal, sera en déplacement mardi 11 juin dans le centre du Service national universel (SNU) du Val-d'Oise. Il assistera à la formation des tuteurs qui vont encadré ce service à destination des jeunes volontaires âgés de 15 à 16 ans, après leur classe de troisième.

Environ 2 000 jeunes issus de 13 départements vont partir loin de chez eux du 16 au 28 juin pour cette première expérimentation. 230 d'entre eux ont participé à une réunion à la préfecture de Lille, quelques jours avant le grand départ pour répondre à leurs nombreuses interrogations.

Envie de découverte

"Est-ce que ça va être strict ? La lessive est-elle prévue par le centre ? Est-ce qu’on va avoir une coupe de cheveux militaire ?" Les jeunes nordistes ont beaucoup de question avant le début du SNU. Ils vont quitter leur maison direction, entre autres, la Creuse, la Guyane, le Morbihan ou encore le Cher ou le Vaucluse.

Certains attendent beaucoup de ces deux semaines. "J'aimerais connaître de nouvelles personnes", explique l'un d'eux. "Moi, je veux découvrir un peu les valeurs de la France et voir comment fonctionne l'armée. Cela peut être intéressant", ajoute un autre.

Augustin, ambassadeur du Nord pour le SNU à la préfecture du Nord, à Lille.
Augustin, ambassadeur du Nord pour le SNU à la préfecture du Nord, à Lille. (ANNE-LAURE BOUSIGES / RADIO FRANCE)

Tous porteront l’uniforme bleu marine et la casquette ornée d’une cocarde SNU. Au programme : réveil à 6h30, lever de drapeau et "Marseillaise" pour démarrer la journée. Tom veut devenir gendarme et se dit que c’est une première expérience intéressante. Son père est lui aussi satisfait : "C'est bien, ça va le changer un peu de la console. Ça lui fera du bien... et un peu de mal quand même aussi. Ça ne va pas être la colonie. Ça va le faire réfléchir un peu." L’idée est de découvrir autre chose que sa vie quotidienne et d'être aux contacts d’autres jeunes qui viennent de milieux différents.

Modules défense et sécurité nationale

Enzo, lui, est en décrochage scolaire et sa mère attend beaucoup du SNU. "Il est complètement déscolarisé, explique-t-elle. Il ne fait plus rien. J'espère qu'il aura un déclic dans sa tête et qu'il verra que la vie ce n'est pas facile, que ce n'est pas que dormir et ne rien faire."

Comme les autres volontaires, il suivra notamment une formation premiers secours, des activités sportives et de cohésion, des modules défense et sécurité nationale ou encore développement durable. Ces ados auront ensuite jusqu'au mois de juin 2020 pour assurer la seconde phase du SNU, celle de la mission d'intérêt général.

Le reportage d'Anne-Laure Bousiges
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