Don de sperme : la question de l'anonymat fait débat

Plus des deux tiers des Français sont favorables à la fin de l'anonymat du don de gamètes, et donc du don de sperme. Cela va dans le sens d'une tribune. La loi bioéthique devra trancher.

FRANCE 2

Camille Chapin-Derennes a un combat : la levée de l'anonymat pour les donneurs de sperme. Cette Bretonne de 28 ans est née d'une insémination artificielle grâce à un don de gamètes. Un géniteur anonyme dont elle a toujours souhaité connaître l'identité. "On n’est pas du tout en recherche d'un père. On est en recherche de nos origines", rappelle-t-elle.

Une favorisation du mensonge pour l'enfant ?

Comme Camille, des personnalités et des associations militent pour la levée de l'anonymat des donneurs. Mais pour certains médecins, cet accès à l'identité du géniteur pourrait occasionner une baisse des dons. Mais aussi d'autres effets pervers. "Ce que l'on craint, c'est que cela incite les gens à ne pas dire à l'enfant la vérité sur son mode de conception", explique le Pr Jean-Philippe Wolf, du service de biologie de la reproduction à l'hôpital Cochin. Malheureusement pour Camille, son donneur, dont elle a retrouvé la trace, est décédé avant qu'elle puisse le rencontrer.

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Un médecin dans le centre d\'étude et de conservation des œufs et du sperme, à Lyon (Rhône), en mars 2010.
Un médecin dans le centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme, à Lyon (Rhône), en mars 2010. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)