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Deux molécules pourraient changer la vie des femmes avec des cancers du sein et de l'ovaire disséminés

Des résultats d'essais cliniques encourageants ont été présentés dans la lutte contre les cancers du sein et de l'ovaire lors de la conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASC0) réunie devant 35.000 participants jusqu'au 8 juin à Chicago (Illinois, nord des Etats-Unis).
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Radiographies d'une mammographie (Getty Image / Lester Lefkowitz)

Des résultats d'essais cliniques encourageants ont été présentés dans la lutte contre les cancers du sein et de l'ovaire lors de la conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASC0) réunie devant 35.000 participants jusqu'au 8 juin à Chicago (Illinois, nord des Etats-Unis).


Une confirmation et une innovation

La confirmation vient d"un produit déjà largement utilisé dans divers cancers : le bevacizumab, commercialisé sous le nom d"Avastin®. Cette molécule va freiner l"irrigation de la tumeur en la privant de nouveaux vaisseaux sanguins et provoquer son asphyxie. Une étude internationale a cherché à vérifier si, chez des femmes atteintes de cancer de l"ovaire évolué, c'est-à-dire ayant disséminé dans l"organisme, le bevacizumab pouvait avoir un rôle bénéfique.

Pour cela, l"étude a consisté à étudier un traitement par chimiothérapie classique sans bevacizumab, un deuxième avec chimio et bevacizumab et une troisième branche semblable à la seconde mais avec, en plus, un traitement d"entretien par le bevacizumab seul.

Cette troisième branche a montré un bénéfice réel puisque le risque de rechute a été réduit de 28 % par rapport aux deux autres modalités de traitement.

Une information importante quand on sait que ce risque de rechute est relativement fréquent dans le cancer de l"ovaire et qu"il a un impact important sur la qualité de vie des patientes.

L"innovation concerne le sein et vient du fond des mers. C"est une éponge de la famille des halichondries qui a donné naissance au composé sur lequel repose une nouvelle chimiothérapie : l"eribuline.

Cette molécule a été testée chez des femmes souffrant d"un cancer du sein métastatique qui avaient déjà reçu des traitements multiples sans effet sur la progression de la maladie.

Comparé aux traitements de référence, le nouveau composé a permis d"augmenter de 23 % l"espérance de vie de ces femmes sévèrement touchées au prix d"effets secondaires relativement modérés.

L"autorisation de mise sur le marché de l"eribuline pourrait intervenir dans les prochains mois.

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