Bébé décédé in utero dans la Drôme en février : l'ARS conclut qu'il n'y a pas eu de faute

Une habitante de Châtillon-en-Diois, enceinte de 8 mois, avait été prise en charge par les pompiers, transportée aux urgences de Die, puis par hélicoptère du Samu à Montélimar où elle a accouché d'un petit bébé, décédé. Une enquête avait été ouverte.

"Le bébé était a priori déjà décédé lorsque le père a appelé les secours", a déclaré le Dr Jean-Yves Gall, directeur de l'Agence régionale de la santé (ARS), qui a rendu un rapport sur le drame qui s'est produit le 18 février dernier, rapporte vendredi France Bleu Drôme Ardèche. Une habitante de Châtillon-en-Diois, enceinte de 8 mois, avait été prise en charge par les pompiers, transportée aux urgences de Die, puis par hélicoptère du Samu à Montélimar où elle a accouché d'un bébé, décédé. La fermeture de la maternité de Die un an auparavant avait de nouveau été au cœur du débat. Le père avait dénoncé une prise en charge trop longue qui aurait été bien moindre si la maternité de Die existait encore.

Aucune faute de la prise en charge de la mère

L'enquête de l'ARS pour préciser les circonstances et les causes du décès du foetus n'a révélé aucune faute dans la prise en charge de la femme, du début de sa grossesse au dénouement tragique. Toutefois, le rapport estime que le dispositif mis en place entre le centre périnatal de Die et le centre hospitalier de Valence, n'a pas été très bien suivi. De plus, les médecins, échographes ou sages-femmes intervenus dans le suivi de la grossesse n'ont pas bien communiqué entre eux.

L'ARS pointe une mauvaise traçabilité des dossiers médicaux, tant dans le libéral qu'à l'hôpital de Montélimar. Le temps de décollage de l'hélicoptère est également considéré comme trop long même si, selon l'ARS, l'issue n'aurait pas été différente. Le Dr Jean-Yves Gall va tout de même demander un audit sur le fonctionnement et l'organisation du centre 15 au centre hospitalier de Valence.