Certaines pilules, les implants et stérilets deviennent gratuits pour toutes les femmes de moins de 25 ans

En ce 1er janvier, la contraception devient gratuite, non plus seulement pour les mineures, mais aussi pour toutes les femmes de moins de 25 ans.

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Radio France
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Différentes méthodes de contraception. (SCIENCE PHOTO LIBRARY / R3F / AFP)

La réforme avait été annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran dès septembre 2021. La contraception jusqu'ici gratuite pour les mineures le devient également pour les femmes âgées de 18 à 25 ans. Olivier Véran évoquait alors un effort annuel de 21 millions d’euros pour l’État pour 3 millions de jeunes femmes concernées.

Mais l’ampleur de la mesure est moins importante qu’il n’y paraît. Certes, les femmes de 18 à 25 ans qui n’ont pas de mutuelle n'auront plus besoin de payer la part de la contraception qui n’est pas remboursée par l’Assurance maladie soit en général 35% des frais. Plus besoin non plus d’avancer les frais chez le médecin, qui représentent parfois un obstacle à la consultation. Mais cette avancée est jugée trop timide par plusieurs associations puisque toutes les contraceptions ne sont pas concernées.

"À partir du moment où l'on donne le choix aux personnes, elles ne vont pas forcément faire celui de la pilule"

Sarah Durocher, la co-présidente du Planning familial

à franceinfo

Seuls certaines pilules, l’implant, et le stérilet (déjà partiellement pris en charge) deviennent gratuits pour les moins de 25 ans. Pourtant ils ne conviennent pas à tout le monde, constate Sarah Durocher, la co-présidente du planning familial, où les mineures obtiennent gratuitement la contraception de leur choix : "On a de jeunes femmes mineures qui vont choisir l'anneau vaginal par exemple ou le patch, parce que ce n'est pas trop intrusif et ça correspond à leur rythme de vie. Mais parfois à 18 ans, elles arrêtent d'utiliser le moyen de contraception qu'elles avaient choisi parce que ce n'est pas tenable financièrement".

Le même problème se pose pour certaines pilules antiacnéiques non remboursées et qui coûtent une dizaine d’euros par mois. La réforme ne parvient donc pas à corriger cette rupture de contraception, pour les jeunes femmes qui n’en ont pas les moyens.

Le reportage d'Agathe Mahuet à écouter juste ici
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