Santé : la ministre promet un droit à l'oubli plus rapide pour les anciens malades du cancer

Les personnes atteintes d'un cancer subissent souvent une double peine. En plus de la maladie, elles ont bien du mal à faire aboutir leurs projets, notamment les prêts.

France 2

Ce jeudi 4 février est la journée mondiale de la lutte contre le cancer. La ministre de la Santé a promis un droit à l’oubli plus rapide pour cinq pathologies. Une évolution nécessaire, car après leur maladie, les patients ont du mal à faire aboutir leurs différents projets et notamment les demandes de prêts bancaires.


Cécile Pasquinelli, 47 ans, a eu un cancer du sein il y a six ans. En rémission depuis 2011, elle s'est reconvertie dans la lingerie pour les femmes victimes d'un cancer du sein. Son projet d'une deuxième vie a été difficile à mettre en place pour cette ancienne employée d'assurance, car elle n'a pu emprunter de l'argent à cause de ses antécédents médicaux. "J'ai pris mes propres deniers et j'ai fait appel aux gens qui étaient autour de moi, en leur expliquant mon projet", explique-t-elle.

Une majoration à payer

Son chiffre d'affaires a été multiplié par trois depuis l'année dernière. Mais cette réussite ne suffit toujours pas à séduire les assureurs qui ne lui permettent toujours pas d'obtenir un prêt. Pour être assurée, elle devrait payer une majoration. La loi santé permet le droit à l'oubli pour les anciens malades du cancer, mais le décret d'application n'est pas encore publié.

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Un centre de soin contre le cancer, à Munich en Allemagne.
Un centre de soin contre le cancer, à Munich en Allemagne. (AMELIE-BENOIST / BSIP)