Yaourts : l'association CLCV demande aux industriels des recettes moins sucrées

Elle dévoile une étude menée sur 264 références, qui pointe des "teneurs en sucre parfois élevées" et la présence trop régulière d'arômes et d'additifs.

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France Télévisions
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Un rayon de supermarché à Montbéliard (Doubs), en octobre 2019. (MAXPPP)

Une demande au goût nature. L'association Consommation logement cadre de vie (CLCV) réclame aux industriels d'"améliorer leurs recettes" de yaourts et desserts à base de lait pour réduire des teneurs en sucre "parfois élevées". Cette structure de défense des consommateurs a dévoilé, mardi 28 septembre, les résultats d'une étude menée sur 264 yaourts et desserts lactés frais, relevés en mars dernier dans neuf enseignes de la grande distribution française.

L'association a étudié à chaque fois "leur composition, leur profil nutritionnel, la quantité de fruits et l'origine du lait" et estime que ces yaourts et desserts frais "sont à consommer de façon occasionnelle car ils contiennent des teneurs en sucres parfois élevées". Elle cible notamment les crèmes, mousses et flans "qui contiennent l'équivalent de quatre morceaux de sucre pour un pot de 125g et qui sont majoritairement notés C ou D (90%) sur l'échelle NutriScore".

Des images de fruits parfois trompeuses

Les arômes et les additifs sont également dans le viseur de CLCV. "Huit produits étudiés sur dix contiennent des arômes, principalement naturels, et sept produits sur dix contiennent au moins un additif, principalement des épaississants et des gélifiants", relève l'association. "Pour toutes les catégories de produits étudiés, à l'exception des yaourts végétaux, il existe [pourtant] des recettes sans additif et sans arôme", preuve que cela est possible.

L'association pointe également la présence parfois trompeuse de fruits sur les pots de yaourts ne contenant en moyenne que 8% de fruits. "Dans un produit sur 10, il n'y a même aucune trace de fruits", regrette-t-elle, proposant l'instauration "d'un seuil minimal de fruit pour qu'il puisse être mis en avant sur l'emballage". Enfin, CLCV réclame davantage de transparence sur la provenance du lait d'origine végétale (soja, amande, coco...) qui "reste inconnue dans 65% des cas".

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