Sucre, additifs, colorants : les confiseurs français s'engagent à améliorer la qualité des bonbons

Les confiseurs de France se sont engagés à améliorer la qualité des confiseries qu'ils proposent.

Les confiseurs de France s’engagent à améliorer la qualité des bonbons.
Les confiseurs de France s’engagent à améliorer la qualité des bonbons. (OMAR TORRES / AFP)

Les confiseurs de France signent une charte ce mardi 19 juin et s’engagent à améliorer la qualité des bonbons. Sucre, additifs, information…tous les griefs sont ainsi passés en revue.

"Les bonbons c'est tellement bon" disait la chanson, mais en regardant de plus près la composition de ces aliments, les confiseurs reçoivent régulièrement des reproches. Ainsi, avant même l'interdiction du dioxyde de titane - probablement à la fin de l'année - ils s'engagent à bannir le colorant E171 cancérogène, mauvais pour le système immunitaire. Les professionnels promettent également d'innover avec des bonbons allégés voire sans sucre. Pour Anthony Fardet, chercheur et auteur du livre Halte aux aliments ultra transformés, mangeons vrai, ce raisonnement est "aussi étrange qu'une huile allégée en gras".

Changer "la qualité des sucres"

"Si on les consomme à l’occasion pour le plaisir, il n’y a aucun soucis. Il faut plutôt encourager les gens à les consommer parcimonieusement", prévient l'expert. Et d'ajouter : "L’allégement en sucre en plus peut provoquer une habitude au produit car quand on sait que c’est allégé, donc on va en manger davantage." 

Pour Anthony Fardet, il est plutôt conseillé de changer "la qualité des sucres." "Au lieu de mettre des sirops de fructose, de glucose ou des sucres, typiquement industriels et eux-mêmes très transformés, mettre plutôt du vrai sucre", explique ce dernier.

Dans la foulée, les confiseurs donneront plus d'informations à leurs clients grâce à un étiquetage nutritionnel à la portion. Si ces derniers se feront très discrets auprès des enfants dans les écoles primaires, rien ne semble évoluer en ce qui concerne la publicité à la télévision, toujours très agressive.

La charte des confiseurs - reportage de Sophie Auvigne
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