Nouvel étiquetage nutritionnel : pas de "pertinence" pour la santé des Français

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a estimé, mardi, qu'aucun des nouveaux systèmes d’étiquetage testés depuis presque deux mois n'avait de conséquences dans la lutte contre les maladies chroniques, comme l’obésité ou le diabète.

Un supermarché à Lyon, le 28 octobre 2016.
Un supermarché à Lyon, le 28 octobre 2016. (JEFF PACHOUD / AFP)

Dix semaines après la mise en place du nouveau système d'étiquetage des produits nutritionnels, l'heure est au premier bilan. Et il n'est pas concluant, à en croire l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses). Elle estime, mardi 14 février, que rien ne prouve "en l'état actuel des connaissances" que ces dispositifs prévus par la loi Santé seront efficaces pour faire diminuer les maladies chroniques, comme l'obésité ou le diabète. 

Pour arriver à ces conclusions, l'organisme sanitaire a analysé les quatre systèmes testés dans quarante supermarchés français depuis la fin de l’année dernière (nutri-couleurs, nutri-repères, nutri-score et SENS), ainsi que le système anglo-saxon Health Star Rating. 

Un choix final début avril

Selon le ministère de la Santé, cet avis "confirme l'intérêt de travaux complémentaires". Il publiera "début avril" le décret définissant le système d'étiquetage qui aura été retenu, mais qui restera facultatif. Il appuiera son choix sur le rapport du comité de pilotage du test dans les supermarchés, attendu "mi-mars", ainsi que sur un nouvel avis de l'Anses.