Moins de sucres pour les enfants, davantage de sport pour les seniors... Voici les nouvelles recommandations des autorités pour votre alimentation

Dans une étude rendue publique mardi, l'Anses pointe particulièrement du doigt les boissons sucrées et les gâteaux, biscuits voire pâtisseries proposés aux enfants pour leur goûter.

L\'Anses préconise de réduire en urgence la consommation de sucres des enfants, dans ses recommandations nutritionnelles publiées le 25 juin 2019. 
L'Anses préconise de réduire en urgence la consommation de sucres des enfants, dans ses recommandations nutritionnelles publiées le 25 juin 2019.  (MAXPPP)

Les enfants, femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes âgées présentent des besoins particuliers en termes d'alimentation. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publie, mardi 25 juin, des avis d'experts sur l'alimentation de ces groupes, avec des repères nutritifs spécifiques, adaptés à leurs besoins.

>> L'Agence de sécurité sanitaire préconise de réduire "en urgence" la consommation de sucres chez les enfants

Cette étude révèle notamment que les enfants consomment des quantités de sucres excessives, que l'Anses préconise de réduire "en urgence". Franceinfo fait le point sur les principales conclusions. 

Pour les nourrissons : miser rapidement sur les œufs, les arachides et produits laitiers 

Tout l'enjeu pour les enfants de moins de 3 ans est de réussir à diversifier correctement leur alimentation. L'Anses souligne dans son rapport que l'allaitement maternel peut favoriser l'acceptation de nouveaux aliments. D'autre part, l'agence préconise d'introduire des aliments variés, et notamment solides, entre 4 et 6 mois.

A partir de cette première diversification, il faudrait introduire rapidement dans l'alimentation des produits laitiers, des œufs et des arachides, car ce sont des allergènes majeurs. De manière générale, il faudrait les sensibiliser à un maximum de nouvelles saveurs et textures jusqu'à leurs 18 mois, car c'est une fenêtre favorable à l'acceptation de nouveaux aliments, précise le rapport. Sans hésiter à représenter à plusieurs reprises à l'enfant un aliment qu'il aurait initialement refusé. 

Pour les enfants : éviter les boissons sucrées, gâteaux et biscuits

L'Anses tire la sonnette d'alarme sur la consommation excessive de sucres, en particulier chez les plus petits. Au total, 75% des 4-7 ans mangent trop de sucres, ainsi que 60% des 8-12 ans et 25% des 13-17 ans. L'Anses pointe particulièrement du doigt les boissons sucrées et les gâteaux, biscuits voire pâtisseries proposés aux enfants pour leur goûter. Non seulement ils sont trop riches en sucres mais ils présentent également "un faible intérêt nutritionnel", selon l'agence sanitaire, qui préconise de les remplacer par des fruits frais, des fruits à coque et des produits laitiers sans sucres ajoutés. 

D'autre part, les experts de l'Anses ont identifié des apports insuffisants en calcium et en fer chez les enfants, ce qui peut porter préjudice à leur croissance. L'agence sanitaire conseille donc de favoriser la consommation de produits laitiers, de viande, de poissons, d'œufs et de légumineuses (légumes secs). 

Pour les femmes enceintes : privilégier les fruits, légumes et poissons 

Pendant la grossesse, l'équilibre nutritionnel des femmes change : les besoins énergétiques et nutritionnels augmentent, avec notamment des apports qui doivent être plus élevés en minéraux et vitamines. Un équilibre qu'il est important de respecter, pour éviter les risques d'anomalies congénitales du fœtus. 

Or, des études sur les apports nutritionnels les femmes en âge de procréer et des femmes enceintes révèlent qu'ils sont insuffisants en fer, iode et vitamine B9, et, pour les femmes allaitantes, en vitamines A et C. 

L'analyse des experts de l'Anses met en évidence pour ces femmes les bénéfices liés à la consommation des produits laitiers, des fruits, légumes et poissons. Ces préconisations s'étendent aussi aux femmes en âge de procréer, pour qu'elles n'attendent pas de tomber enceintes pour avoir de bons apports nutritionnels. 

Pour les personnes âgées : pratiquer davantage d'activité physique 

Pour assurer le bien-être des personnes âgées, l'Anses préconise la pratique d'une activité physique. D'une part, cela leur permet de se prémunir "contre les effets physiopathologiques du vieillissement tels que la sarcopénie, l'ostéoporose et le déclin cognitif", souligne l'Anses. D'autre part, avec l'âge, les besoins énergétiques diminuent : il faut donc augmenter la pratique d'une activité physique pour pouvoir maintenir la taille des portions. Si pour certaines personnes, il n'est pas possible d'accroître la pratique de l'activité physique, alors il est recommandé de réduire les quantités d'aliments habituellement consommés (sauf fruits et légumes, poissons et féculents complets).