Livraison de repas et zéro déchet : "Il va falloir créer un écosystème", "c'est possible si on s'y met tous"

Julia Vernin, cofondatrice de la plateforme de livraison de repas FoodChéri, réagit sur franceinfo aux annonces de la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, qui a donné trois mois aux acteurs de la livraison de repas à domicile pour lui transmettre leur stratégie pour mettre en place le zéro déchet.

Des livreurs à vélo pendant l\'épidémie de coronavirus, le 3 mai 2020.
Des livreurs à vélo pendant l'épidémie de coronavirus, le 3 mai 2020. (VICTOR VASSEUR / FRANCE-INFO)
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"Il va falloir créer un écosystème", "c'est possible si on s'y met tous", réagit mercredi 1er juillet sur franceinfo Julia Vernin, cofondatrice de la plateforme de livraison de repas FoodChéri, après que la secrétaire d'Etat à la Transition écologique a donné trois mois aux acteurs de la livraison de repas à domicile pour lui transmettre leur stratégie pour mettre en place le zéro déchet.

''On n'est pas capable de gérer la totalité de la chaîne''

"Le meilleur déchet, c'est celui qu'on ne produit pas", souligne Julia Vernin, qui a participé à une réunion mercredi matin avec la secrétaire d'Etat, d'autres plateformes de livraison de repas, l'association Zero Waste et des entreprises de recyclage et du réemploi. "Quand on parle d'utiliser des contenants réutilisables, il faut trouver des acteurs qui font les contenants, des acteurs qui font le lavage, des acteurs qui réceptionnent les consignes, qui s'occupent de la logistique", énumère-t-elle. "Nous, on produit nos repas et on les livre. Mais on n'est pas capable de gérer la totalité de la chaîne avec le contenant, le lavage et la logistique. Donc, il faut que d'autres s'y mettent aussi", explique la cofondatrice de FoodChéri.

Ces acteurs existent, "mais il va falloir qu'ils grandissent et grossissent", ajoute Julia Vernin. "Sans l'aide des collectivités locales, des villes, on ne pourra pas y arriver", prévient-elle estimant que la grande distribution "a peut-être aussi un rôle à jouer" "en étant des points de réception des consignes".

Il faudra habituer le consommateur

Julia Vernin reconnaît que "cela va demander un effort supplémentaire du consommateur, que ce soit avec le prix - il faudrait peut-être augmenter un petit peu le prix de la livraison - ou que ce soit avec des efforts physiques - il va falloir ressortir de chez soi pour aller déposer quelque chose quelque part". "C'est moins pratique. Et c'est vrai qu'on a habitué le consommateur à du très, très vite, pas très cher et très pratique. Donc, il faut aussi qu'il fasse cet effort", souligne-t-elle. Mais elle remarque que "les derniers mois montrent que le monde a envie que ça change", et considère que "c'est bien un bon timing pour lancer un projet comme ça".