Les prix des légumes explosent en France en raison des intempéries en Espagne

Important fournisseur de légumes pour le continent, le sud-est de l'Espagne souffre des intempéries depuis décembre. Sur les étals français, salades, courgettes et aubergines voient leurs prix flamber.

Des courgettes sur un marché de Montpellier (photo d\'illustration)
Des courgettes sur un marché de Montpellier (photo d'illustration) (MAXPPP)

Voilà plusieurs semaines que Pierre-Marc "ne consomme plus de courgettes". Devant les étals d'un primeur de l'Ouest parisien, ce retraité détaille, chiffres à l'appui, la hausse des prix que de nombreux consommateurs ont constaté. Pour la courgette, "on a atteint les 6,95 euros voire 7,50 euros le kilo dans les grandes surfaces" en ce début de mois de février, contre environ trois euros fin novembre. "Et je ne parle même pas des petites épiceries", conclut Pierre-Marc.

Courgettes, salades, aubergines... Les prix flambent. La faute aux inondations et à la vague de froid exceptionnelle qui ont touché l'Espagne en décembre et en janvier et ont entraîné des pertes importantes de production. "Pour certains légumes, nous avons des augmentations de prix de plus de 80%", confirme Jacques Rouchaussé, le président de la fédération des Producteurs de légumes de France. 

Les légumes d'été avant tout concernés

En saison hivernale, le sud-est de l'Espagne est l'un des principaux fournisseurs de légumes pour le reste du continent. "Mais les produits concernés sont des légumes d'été, pas d'hiver", souligne Jacques Rouchaussé. 

Je rappelle que nous sommes en hiver ! Étant donnée la rareté de ces légumes en Espagne, ils sont chers sur nos étals.Jacques Rouchaussé, président des Producteurs de légumes de Franceà franceinfo

Quant aux légumes d'hiver - poireaux, choux, navets, endives, etc... - ils se maintiennent à des prix raisonnables. D'où l'appel du président des Producteurs de légumes de France à un certain "patriotisme alimentaire" : "Nous avons des produits français de saison qui doivent être consommés", conclut Jacques Rouchaussé.