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Les intoxications graves par des champignons en forte hausse

Les autorités ont constaté, depuis juillet, un nombre de cas graves supérieur de plus de 50% à la moyenne annuelle.

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France Télévisions
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Une femme passe devant une amanite tue-mouches, un champignon toxique, le 20 octobre 2012, à Clairmarais (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Trente-deux cas d'intoxications graves causées par la consommation de champignons ont été enregistrées en France depuis le mois de juillet, un chiffre en forte hausse par rapport aux années précédentes, ont averti, vendredi 20 octobre, les autorités sanitaires. L'un de ces cas a même causé un décès.

"Depuis le début de la surveillance, début juillet, 32 cas graves d'intoxication par des champignons ont déjà été rapportés aux centres antipoison, sur 1 179 cas signalés, alors que la moyenne annuelle observée est d'une vingtaine de cas graves", explique la Direction générale de la santé (DGS).

Deux patients ont dû subir une greffe du foi

20 cas correspondent à des "syndromes phalloïdiens", des troubles digestifs graves survenant en moyenne 10 à 12 heures après la consommation d'amanites phalloïdes ou encore d'amanites vireuses, de petites lépiotes ou de galères. Ce syndrome peut être à l'origine d'une atteinte hépatique mortelle en l'absence de traitement. "Parmi ces 20 cas, deux ont nécessité une greffe hépatique et un troisième cas est décédé", ajoute la DGS.

La DGS rappelle aux amateurs de cueillette la nécessité de "faire identifier sa récolte par un spécialiste" au moindre doute, avant de les consommer : pharmaciens, mycologues des associations ou sociétés savantes de mycologie. "En cas d'apparition d'un ou plusieurs symptômes (notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.), appelez immédiatement le 15 ou le centre antipoison de votre région", précise-t-elle, ajoutant qu'une photo de la cueillette avant cuisson peut permettre au centre antipoison d'identifier le champignon responsable.

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