Avant l’examen d’une proposition de loi, les opposants aux nitrites dans l’alimentation se font entendre

Une proposition de loi pour interdire les sels de nitrites dans l’alimentation dont le jambon doit être examinée début février. En attendant les opposants s’organisent avec notamment des pétitions.

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Radio France
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Illustration d'un rayon charcuterie dans un supermarché. (JEAN-LUC FL?MAL / MAXPPP)

C’est le retour de la bataille entre charcutiers et partisans de produits sans sels nitrités. Pour ces derniers, il reste quinze jours pour peser sur la décision des députés. Les élus vont examiner une proposition de loi, le 3 février à l’Assemblée nationale, sur l’interdiction pure et simple des nitrites et des nitrates dans l'alimentation.

>> Nitrites dans l’alimentation : "Il faut savoir si on protège les lobbys ou si on protège la santé publique", interroge la Ligue contre le cancer

Le député MoDem Richard Ramos est à l’initiative de la proposition de loi. Selon lui, les sels nitrites tuent chaque année entre 1 200 et 4 000 personnes. Impensable pour l’élu alors qu’on sait faire autrement. “Les industriels qui nous disent qu'on ne peut pas faire sans nitrites sont des menteurs puisqu’ils ont tous ont une gamme sans nitrites", affirme le député du Loiret. 

"Les industriels veulent deux gammes. Une gamme pour les riches où il n’y aurait pas de nitrites et on ne prendrait pas de risque, et une gamme pour les pauvres avec du nitrite avec laquelle ils auraient le droit de crever."

Richard Ramos, député MoDem

à franceinfo

Il y a un an un rapport parlementaire propose d'interdire progressivement, l'utilisation de nitrites et de nitrates dans la charcuterie française, la Fédération des industriels de la charcuterie expliquait que le sans nitrite ni nitrate "est impossible". Son directeur Bernard Vallat affirmait que cela remettrait en cause la "durée de vie du produit" et la "saveur attendue par les consommateurs".

Site internet et pétitions

Pour les soutiens du député MoDem, le compte à rebours a aussi commencé. Il y a notamment l’application Yuka, ainsi que la Ligue contre le cancer qui avec Axel Kahn à sa tête en avait fait son dernier combat, ou encore Foodwatch, dirigé par Karine Jacquemart : "La priorité, c'est qu'il ne soit plus possible d'ajouter les additifs E249, E250, E251 et E252. On a remis la pétition à des représentants du ministre de la Santé et du ministre de l'Agriculture. On lance un outil sur notre site internet qui va permettre aux citoyens et citoyennes d'interpeller leurs députés pour leur demander de voter en faveur de cette proposition de loi et que la santé publique soit enfin protégée de ces additifs." Pour l’heure, la pétition a rassemblé 360 000 signatures.

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