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Vous en parlerez aujourd'hui. Trottinettes en libre-service : Paris siffle la fin de la récré

Tous les jours, Jean-Mathieu Pernin repère une info à partager, à la machine à café ou sur les réseaux sociaux. Aujourdhui, les trottinettes dans la ligne de mire des grandes villes. Elles ont décidé d'agir face à la recrudescence du parc, en France.

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Une femme sur une trottinette électrique, à Paris.
Une femme sur une trottinette électrique, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

En langage technique on appelle ça des EDP, des engins de déplacement personnel. Beaucoup préfèrent utiliser l’expression "Mais qu’es ce que ça fout devant ma porte ?" Sinon le plus simple, c’est trottinette.

La mairie de Paris à décidé d’agir face au chaos. Depuis le 1er avril, elle discute de zones de stationnement spécifique pour ranger sa trottinette ainsi qu’un redevance pour limiter les opérateurs. L’exploitant d’un parc de moins de 500 trottinettes devra ainsi s’acquitter de 50 euros par an et par appareil, de 65 euros au-delà de 3 000 trottinettes. Il est temps d’agir pour ce que le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, appelle "un nouveau Far West". Bientôt une attaque de tramway par des bandits chevauchant de fougueuses trottinettes ? Tout semble possible .

Plus de 230 000 trottinettes électroniques vendues

Paris, Bordeaux, Lyon... chacun à sa solution pour discipliner le phénomène mais surtout, tout le monde attend le vote concernant la loi mobilité qui devrait arriver en juillet à l’Assemblée nationale et fixer quelques règles concernant les véhicules en libre-service. D’ici là ? Certains préconisent les pieux et les crucifix pour lutter contre l’invasion, d’autres sont un peu plus rationnels. Strasbourg, Lille ou Toulouse ont décidé d’augmenter la redevance, Bordeaux veut faire signer une charte de bonne conduite aux opérateurs et pris la décision de limiter le nombre de véhicule, Lyon souhaite brider d’avantage la vitesse des trottinettes électrique. Équation difficile pour les grandes cités françaises puisqu’il faut à la fois réguler et encourager ces véhicules propres, alternatives à la voiture en ville. 

La trottinette, une vrai passion française : il s’est écoulé l’année dernière en France 232 749 versions électriques. Un marché qui aiguise les appétits et qui fait de Paris la capitale de la trottinette en libre-service avec huit opérateurs alors que Londres, par exemple, n’en a qu’un. À Paris, les trajets sont plus courts, la ville plus petite donc parfaite pour des déplacements en trottinette.

Les grandes villes françaises jouent surtout sur la saturation du marché pour réguler l’absence de sagesse. Déjà peu cher, maximum cinq euros pour 30 minutes, tout le monde ne pourra pas faire fortune. Reste maintenant une question : "Mais qu’es ce que ça fiche devant ma porte ?" Ça reste la grande énigme.

Une femme sur une trottinette électrique, à Paris.
Une femme sur une trottinette électrique, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)