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Les salariés d'Amazon doivent-ils craindre les robots ?

Le géant de la distribution sur internet, Amazon, s’en serait bien passé à la veille des fêtes de fin d’année : plusieurs de ses entrepôts basés en Allemagne sont touchés par une grève. Ce mouvement intervient alors que l'entreprise joue la carte de la robotisation.

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(Grève au centre logistique d'Amazon à Leipzig © maxppp)

Pour l'instant, aucune relation de cause à effet chez le distributeur mais le débat est récurrent : quel impact la robotisation a-t-elle sur l'emploi ?

Près de 3.000 salariés du groupe sont en grève depuis le début de la semaine et certains veulent poursuivre le mouvement jusqu'à Noël. Ils réclament des revalorisations de salaires et de meilleures conditions de travail. Amazon est une affaire qui marche et les salariés voudraient en récupérer un peu plus les fruits. Le groupe annonce qu'il s'attend à vivre des "fêtes historiques". La période de Noël représente 30% de son chiffre d'affaires global. Pour assurer la logistique, Amazon a recruté 2.500 intérimaires en France, et des robots.

Des robots recrutés

Pour l'instant, les robots concernent uniquement pour les sites américains d'Amazon mais l'Europe est bien sûr la prochaine étape. La petite bête s'appelle Kiva. 15.000 viennent d'être mis en service dans les entrepôts du distributeur outre-Atlantique. De couleur orange, ce robot ressemble à un petit aspirateur rond, comme ceux qui font le ménage tout seul à la maison, sauf que Kiva est capable de soulever jusqu'à 280 kilos. Il déplace les rayonnages pour les amener vers les magasiniers qui conservent leur rôle, l'appareil étant là pour leur simplifier la tâche.

Augmenter les cadences de travail et de livraison

Lors du dernier Black Friday - le jour des supers soldes aux Etats-Unis - Amazon a vendu 37 millions d'objets, soit... 430 colis traités à la seconde ! Jeudi 18 décembre, le groupe a lancé un service qui permet aux clients new-yorkais d'être livrés en une heure (entre 6 heures et minuit, 7 jour sur 7), pour 8 dollars supplémentaires.

Sujet sérieux à l'heure où la France débat du travail dominical. 20% des achats sur internet se font le dimanche aujourd'hui dans l'hexagone. Mais c'est vrai, Kiva et sa capacité à lever 280 kg n'a pas besoin de compte pénibilité, ne prend pas de pause déjeuner, ne fait jamais de pause pipi ou cigarette. Traditionnel équilibre à trouver entre la course à la rentabilité et l'équilibre social. Débat dans lequel le consommateur a, lui aussi, toute sa place.

(Grève au centre logistique d'Amazon à Leipzig © maxppp)