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Tout et son contraire. Carlos Saura : "Documentaire ou non, tous mes films sont manipulés"

Carlos Saura, cinéaste espagonl, figure mondiale du septième art, est l’invité de Philippe Vandel dans "Tout et son contraire".

Carlos Saura, réalisateur, photographe à Paris le 21 mars 2016.
Carlos Saura, réalisateur, photographe à Paris le 21 mars 2016. (AFP)

Jota est le quarante-sixième film de Carlos Saura, qui a signé sa première réalisation en 1957. Depuis Cria Cuervos, prix spécial du jury à Cannes en 1975, l'Espagnol privilégie les films musicaux et explore le flamenco, cette musique traditionnelle espagnole. Il est présenté comme un documentaire, mais Carlos Saura préfère dire que c’est "un film créatif". 

Carlos Saura a tourné une multitude de documentaires mais pour lui, la fiction se rapproche bien plus de la réalité pour raconter une histoire vraie : "Tous mes films, documentaires ou non, sont manipulés. On fait le montage, on fait la musique, ce n’est pas la réalité."

Carlos Saura a connu son premier grand succès avec Cría Cuervos. Le générique du film, Porque te vas, est lui aussi resté dans les mémoires. Saura vient tout juste de rencontrer son interprète, Jeanette : "Ça fait une semaine que j’ai découvert Jeanette. Je ne la connaissais pas et elle est très sympathique."

Avant de faire du cinéma, Carlos Saura était photographe. Une passion qu’il a toujours gardé, il a plusieurs centaines d’appareils photos chez lui. A l’heure du numérique, il porte un regard sévère sur les nouveaux photographes qui profitent des appareils photos numériques pour prendre plusieurs photos à la seconde : "La majorité des photographes qui pensent être artistes ne sont pas des artistes".

Je me souviens parfaitement de la guerre civile en Espagne, j'avais quatre ans

Carlos Saura

à franceinfo

Carlos Saura, réalisateur, photographe à Paris le 21 mars 2016.
Carlos Saura, réalisateur, photographe à Paris le 21 mars 2016. (AFP)