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Tout est politique. Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture : "Nous devons fédérer des États membres" contre la baisse du budget de la PAC

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Les invités de "Tout est politique" sont notamment revenus jeudi soir sur la proposition de la Commission européenne de baisser de 5 % le budget de la politique agricole commune.

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Le ministre de l'Agriculture et de l'alimentation, Stéphane Travert dans le studio de franceinfo, le 3 mai 2018. (FRANCEINFO)

Les agriculteurs sont-ils les grands oubliés de la République ? Cette question se pose très concrètement après la proposition de la Commission européenne de baisser de 5 % le budget de la politique agricole commune (PAC). La France est le premier bénéficiaire de la PAC. Les agriculteurs français reçoivent 9 milliards d'euros de l'Europe, contre 6,4 pour l'Allemagne et 6 pour l'Espagne.

L'extrait

franceinfo : Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, vous avez tout de suite réagi à cette proposition. "C'est inacceptable", avez-vous dit. Quelle est votre marge de manœuvre pour ne pas l'accepter ? 

Stéphane Travert : C'est inacceptable et je maintiens. Baisser la PAC de cette manière, de façon drastique, aveugle, aussi brutale que ça a été fait est pour nous vraiment une difficulté qui va s'accroître pour les agriculteurs (...) On vient fragiliser, on vient remettre en cause la viabilité des exploitations et ça, ce n'est pas acceptable. De quelle marge de manœuvre disposons-nous ? Et bien, tout simplement, de travailler avec nos partenaires. 

Vous avez des alliés en Europe ?

Bien sûr. Il va falloir aller les chercher et nous avons commencé à travailler dès ce matin. Ce matin, je recevais à Paris Michael Creed, mon homologue irlandais, avec qui nous partageons le même constat. J'ai eu au téléphone mon homologue espagnol avec qui aussi nous partageons le même constat et je me rends à Madrid prochainement. J'aurai demain matin le ministre portugais avec lequel nous échangerons sur cette situation. J'aurai ma collègue allemande avec qui nous aurons aussi à traiter de cette question...

Vous dites que cette baisse de 5% n'aura pas lieu ? 

Je ne le dis pas comme cela. C'est une proposition législative que la Commission a mise sur la table. Nous sommes au point de départ de la négociation et nous avons besoin, dès aujourd'hui, de fédérer un certain nombre de pays, d'États membres, pour faire en sorte que nous puissions inverser le cours de cette proposition.

Les invités

Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l'alimentation

Pierre Person, député LREM de Paris

Valérie Debord, vice-présidente LR de la région Grand-Est 

Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente socialiste du Sénat et ex-ministre

Frédéric Dabi, directeur général de l’IFOP

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