Si j'étais..., France info

Si j'étais... Wonder Woman

Karl Zéro s'est imaginé dans la peau de Wonder Woman... qui n'est pas forcément celle que vous croyez.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Lynda Carter dans le rôle de Wonder Woman (1978).
Lynda Carter dans le rôle de Wonder Woman (1978). (CBS VIA GETTY)

Si j’étais Wonder Woman, je serais à l’affiche de tous les cinémas depuis mercredi… Le public m’adore, les critiques sont dithyrambiques ! Je suis sexy, rock’n’roll, je porte des talons de douze centimètres, des robes sans manches, j’assume la mini-jupe, le pantalon moulant en cuir, je peux tout oser, justement… parce que je suis Wonder Woman !

Si j’étais Wonder Woman, je serais le premier blockbuster féminin ! Je serais une icône féministe ! Je fascine avec mes cheveux blond vénitien parfaitement méchés mais pas vraiment tirés, je suis la quintessence de la femme d’un certain âge avec un sens certain du style "digne mais cool". Mon léger bronzage permanent évoque l’hédonisme, je dégage quelque chose de rayonnant, de battant, de glamour…C'est mon côté anti-conventionnel, je suis en rupture assumée par rapport à mon milieu bourgeois. Je suis une super-héroïne pour baby-boomers qui n’a pas honte d’être de sa génération . C’est pour cela que les Français m’ont immédiatement adoptée, et que… Michel Sardou veut m’épouser !
Heureusement que j’ai une méga résistance à toute tentative de contrôle mental…sinon qui sait, j’aurais peut-être cédé !

Avec Wonder Man, mon mari, on est partis pour changer le monde

Si j’étais Wonder Woman, j’aurais beau être un peu plus âgée que mon mari, je serais aussi svelte que lui… Ce qui compte beaucoup dans notre société de super-héros… où il est plus mal vu d’être enrobée qu’âgée. Nous sommes libres et atypiques, et ça tombe bien parce que… c'est ce qu'il incarne politiquement. L'idée que tout est permis, que tout est possible…Je vous ai dit que Wonder Man, mon mari, est aussi président de la France à ses heures perdues ? Vous n’avez pas encore vu le film ? Je suis à ses côtés, il m’embrasse, je lui souris tout le temps, je lui donne de l'énergie, je suis positive. Lui, il broie la pogne de Trump et toise Poutine. Il ne craint pas les méchants, Wonder Man ! Grâce à ma présence, il n’est pas juste un newcomer de la politique, non, Wonder Man est grand-père par procuration, il incarne l’homme sérieux, responsable, idéal : celui qui ne quitte jamais sa femme. A nous deux, on est partis pour changer le monde, grâce à nos super pouvoirs ! Télépathie, super force, régénération physique instantanée,super vitesse en vol et projection astrale ! 

Baroin a côté, c’est Super Dupont, au mieux, il fait tout cramoisi ! Et Mélenchon, le pauvre, c’est Gargamel…

Si j’étais Wonder Woman, grâce à mon super pouvoir particulier, le lasso magique, j’imposerai à tous de dire la vérité ! Car on ne ment pas à Wonder Woman ! Richard Ferrand a essayé… Schlack ! Je te l’ai chopé au lasso magique et il m’a tout avoué ! "Pardon Wonder Woman !"  "Je te pardonne, Richard Ferrand ! Car j’ai un cœur gros comme ça : je suis une désirable super-icône humaniste !" 

Lynda Carter dans le rôle de Wonder Woman (1978).
Lynda Carter dans le rôle de Wonder Woman (1978). (CBS VIA GETTY)