Question de choix, France info

Les jardiniers, serial killers des papillons sans le savoir

Grâce aux observatoires du Muséum National d'Histoire Naturelle et avec l'aide de milliers de jardiniers amateurs, des chercheurs ont mesuré l'impact des produits phytosanitaires sur les bourdons et les papillons : les produits chimiques utilisés dans les jardins privés sont néfastes pour la biodiversité. Il existe pourtant des méthodes douces pour jardiner sans abîmer.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(Papillon dans un champ © Fotolia)

Les agriculteurs et les produits phytosanitaires qu’ils utilisent sont souvent accusés de mettre en péril la biodiversité, mais si les populations de bourdons ou de papillons sont en baisse, c’est aussi à cause des pratiques des jardiniers amateurs. Deux chercheurs français se sont intéressés aux jardins privés, c’est une première et ils viennent de publier les résultats de leur étude.

Audrey Muratet, de l’observatoire de la biodiversité de Seine-Saint-Denis et Benoît Fontaine, du Muséum National d’Histoire Naturelle, ont interrogé des milliers de jardiniers volontaires. Ils leur ont demandé de compter les bourdons et les papillons et de leur parler de leurs pratiques de jardiniers amateurs. Cette enquête a permis de mettre en évidence les effets négatifs à grande échelle des herbicides sur les insectes polinisateurs.  

Les chercheurs ont aussi découvert que les  pesticides font plus de ravages en milieu urbain. Les jardineries proposent pourtant désormais une très large de gamme de produits très efficaces pour jardiner autrement : des phéromones pour repousser les insectes, des tours à coccinelles, des engrais bio… Et pour inciter les herbes envahissantes à aller voir ailleurs, le paillage et le sarclage font leurs preuves depuis bien longtemps. Autant s’y mettre tout de suite : les pesticides ne seront plus vendus aux particuliers à partir de 2022.

(©)
(Papillon dans un champ © Fotolia)