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Prenez soin de vous. Le golf est bon pour votre cerveau

Tous les jours, Edwige Coupez propose des clés et des conseils pour le bien-être au quotidien. Aujourd'hui, le golf, excellent pour le corps et l'esprit.

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Un golfeur en contre-jour à Saint-Louis (Missouri).
Un golfeur en contre-jour à Saint-Louis (Missouri). (JAMIE SQUIRE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Faites du golf ! Parce que marcher en pleine nature, c'est bon, bien sûr, pour le corps. Je rappelle l'objectif des 10 000 pas par jour recommandés par l'Organisation mondiale de la santé. Mais c'est bon aussi pour le mental. Les 410 000 licenciés français le savent. La pratique exige une grande concentration. Le golfeur français Thomas Levet, vainqueur de la Ryder Cup en 2004, m'a confié que le plus dur était de maîtriser ses émotions. D'arriver à faire abstraction de tout, sauf de la balle. À tel point qu'il a mis 37 ans à s'apercevoir de la vue qu'on peut admirer au trou numéro 4 du golf de Biarritz. Les amateurs apprécieront !

Un état d'intense de concentration

Thomas Levet évoque la force de l'habitude. Plus on se rapproche de l'automatisme, plus le corps est naturel, plus on est performant. Le golfeur évoque aussi différentes techniques qui rappellent les bases de la méditation. Une comparaison que fait aussi Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l'université Paris-Descartes et chef de pôle à l'hôpital Sainte-Anne : "On retrouve typiquement dans la méditation de pleine conscience cette capacité à se concentrer sur une pensée, des sensations, en filtrant tout ce qui vient parasiter, ce qui vous fait sauter d'une pensée à l'autre, ce qui vous fait perdre en fait votre pensée. Et donc ce type de pratique ressemble beaucoup à la méditation."

Les golfeurs méditent sans le savoir ! Ils apprennent en tout cas très vite à filtrer leurs pensées et à se concentrer sur l'instant présent. Autrement que par la méditation. C'est d'ailleurs le conseil du professeur Gaillard pour réussir un coup : mettre de côté toutes les pensées du quotidien. En plus, quand vous ne pensez pas, la réflexion mûrit. Et vous prenez ensuite de meilleures décisions. Il conseille aussi de prendre son temps. Un 18 trous, c'est trois à quatre heures. Et cette temporalité longue éloigne de la frénésie du quotidien, hyper connecté et hyper stimulé. Et c'est bon pour le fonctionnement de notre cerveau de faire des pauses.

Le professeur Gaillard recommande d'ailleurs ce genre de pratique pour les enfants et les adolescents, dont le cerveau est en train de se construire. Il évoque aussi des études sur la "greeness". Green comme golf et comme vert. Ou comment le fait d'évoluer dans la nature diminue les risques de dépression.

Un golfeur en contre-jour à Saint-Louis (Missouri).
Un golfeur en contre-jour à Saint-Louis (Missouri). (JAMIE SQUIRE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)