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Les Argentins face à leur destin

Les Argentins élisent un nouveau président, ce dimanche. Le second tour oppose Daniel Scioli, le candidat de centre-gauche (soutenu par la coalition au pouvoir de Cristina Kirchner) au maire conservateur de Buenos Aires, Mauricio Macri. C'est dans un contexte de crise que se déroulent ces élections.

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(L'été dernier, le pays a été paralysé par une grève générale, manifestation, ici, des salariés de la sécurité sociale. © Géo Julien Pébrel.)

Le pays est en pleine récession, le peso dévalué, l’inflation galopante. Alors, après les très nombreuses faillites de 2001, et face à un État vacillant, "la solidarité citoyenne" a pris le relais. "Aujourd’hui,  Les habitants ont perdu leurs illusions, se désintéressent de la politique,   explique Anaïs Coignac, reporter au magazine Géo . Elle est allée à la rencontre des habitants.

"A Buenos Aires, 250.000 habitants vivraient dans des bidonvilles, le chiffre a bondi de 150% depuis 2001" . Là est née la Confédération des Travailleurs de l’économie populaire. Elle s’occupe de revendre des matériaux recyclables. Aujourd'hui, la coopérative emploie 3.000 personnes qui peuvent vivre avec un salaire décent.

Cette jeune démocratie de 33 ans n’a pas hésité à se réformer : "Les Argentins, à 90% catholiques, ont adopté le mariage homosexuel, bien avant la France…et dans le pays du pape, on peut changer de sexe librement grâce à la loi de mai 2012 sur l’identité de genre".

 

(L'été dernier, le pays a été paralysé par une grève générale, manifestation, ici, des salariés de la sécurité sociale. © Géo Julien Pébrel.)