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Le brief éco. Greta Thunberg, grands patrons, je t’aime, moins non plus

L’intervention de Greta Thunberg devant les Nations unies à New-York lundi 23 septembre continue de faire réagir. Pour Bernard Arnault, l'adolescente "se livre à un catastrophisme absolu".

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Greta Thunberg, militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique au Sommet sur le climat aux Nations Unies, à New York le 23 septembre 2019.
Greta Thunberg, militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique au Sommet sur le climat aux Nations Unies, à New York le 23 septembre 2019. (JOHANNES EISELE / AFP)
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Bernard Arnault, président-directeur général du groupe de luxe LVMH, a réagi à l'intervention de Greta Thunberg, la militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique, qu'elle tenait lundi 23 septembre au Sommet sur le climat aux Nations unies.

Le président-directeur général du groupe de luxe LVMH présentait, mercredi, sa feuille de route en matière d'environnement. Greta Thunberg "est une jeune fille très dynamique, d’une très grande sensibilité sur les questions environnementales ". Jusque-là tout va bien. "Mais, ajoute Bernard Arnault, elle se livre à un catastrophisme absolu sur l’évolution du monde (…), elle ne propose rien, sinon de critiquer (…) un côté démoralisateur pour les jeunes !" .

La parole se libère chez les patrons

Pourquoi mettre en avant les propos de la première fortune de France ? Tout simplement parce que cet employeur de 160 000 personnes dans le monde est le premier grand patron à mettre ainsi les pieds dans le plat, avec des propos qu’aucun autre PDG de cette envergure n’a tenu jusqu’à présent.

C’est un peu le syndrome du sommet de Davos. En janvier dernier, Greta Thunberg a volé la vedette au gotha de la finance mondiale réuni en Suisse. On y a vu beaucoup d’hommes d’affaires plutôt contraints et forcés de simuler un accueil chaleureux pour ne pas passer pour de vieux libéraux ringards. Et puis, toute personne en désaccord avec Greta et ses amis peut être immédiatement montrée du doigt, vilipendée sur les réseaux sociaux. Or, le nom d’un patron est directement lié à la réputation de son entreprise. Déstabiliser cet édifice est très dangereux.

Débat entre croissance décroissance

La croissance économique détruit-elle la planète ? Cette croissance qui a permis d’améliorer le niveau de vie et de santé au niveau mondial ? À contrario, la décroissance, nous aidera-t-elle à vivre mieux, avec moins de pouvoir d’achat, moins de dépenses de santé, moins d’investissements et donc moins de technologies pour fabriquer l’énergie propre et décarbonée à laquelle nous aspirons tous ? Chaque école avance ses pions. Heureusement, le débat existe. S’il pouvait être un peu plus serein et, surtout, plus rationnel, en dehors de toute idéologie, nous y gagnerions certainement tous.

Greta Thunberg, militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique au Sommet sur le climat aux Nations Unies, à New York le 23 septembre 2019.
Greta Thunberg, militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique au Sommet sur le climat aux Nations Unies, à New York le 23 septembre 2019. (JOHANNES EISELE / AFP)