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Nouveau monde. Les assistants vocaux nous espionnent-ils ?

Les assistants vocaux ont forcément un micro pour nous écouter leur donner des ordres. Mais ces micros peuvent-ils aussi servir à nous écouter à nos dépens ?

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Un assistant vocal Google Home posé sur une table.
Un assistant vocal Google Home posé sur une table. (FRANK DUENZL / PICTURE ALLIANCE)

Alexa, Google Home ou Siri… Les assistants vocaux rendent des tas de services à la maison mais ils soulèvent aussi des questions : peuvent-ils nous écouter ?

C’est vrai qu’il y a un micro et on leur parle. Il faut distinguer ce qui se passe avant le "hotword" et après. Avant de prononcer le "mot magique",  il y a une écoute permanente mais pas d’envoi d’information dans le cloud. Après (quand on prononce le mot-clé) des requêtes envoyées dans le cloud, les conversations ne sont pas écoutées mais les mots-clés sont captés et analysés par des algorithmes, possiblement pour envoyer un jour de la publicité ciblée (comme Gmail).

Des affaires où l'assistant vocal semblait espionner

Récemment, une conversation a été enregistrée et envoyée à un tiers. En fait, c'est dû a une activation par erreur (faux positif). L'assistant vocal a cru comprendre qu’il fallait envoyer un message. Il a enregistré ce qu’il pensait être le message et l’a envoyé à un contact du carnet d’adresse. Techniquement tout est possible mais les choses sont en train d'évoluer.

Comment se protéger ?

On peut s'en protéger à la maison. D'abord, l'assistant vocal lorsqu'il se met en route a un indicateur lumineux, donc il faut jeter un coup d'oeil tout simplement. Il existe aussi un indicateur sonore. Il y a également un bouton qui permet de couper le micro.
Autre piste, à terme : les assistants sans connexion internet qui garantiront donc plus de confidentialité.
 
 

Un assistant vocal Google Home posé sur une table.
Un assistant vocal Google Home posé sur une table. (FRANK DUENZL / PICTURE ALLIANCE)