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Nouveau monde. La "peau augmentée" est-elle l'interface numérique du futur ?

Des capteurs numériques implantés directement sur la peau, des tatouages "intelligents"... L’épiderme sera-t-il la télécommande du futur ?       

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Curseur tactile DuoSkin développé par le MIT Media Lab.
Curseur tactile DuoSkin développé par le MIT Media Lab. (JIMMY DAY / MIT MEDIA LAB)

La peau est-elle la télécommande de demain ? Aujourd'hui, il est question d'implanter des capteurs numériques sur la peau pour, en quelque sorte, en faire des tatouages intelligents.

La peau comme interface tactile

Un intéressant dossier du site spécialisé l’ADN qui fait le point sur toutes les utilisations, actuelles et futures, de la peau en matière de numérique. Il y a d’abord la peau en temps qu’interface, pour remplacer l’écran. Par exemple : des chercheurs du MIT Media Lab, travaillent sur le projet DuoSkin, des tatouages en feuille d’or, élégants et utiles, qui peuvent servir de télécommande pour piloter toutes sortes d’actions sur un écran : bouger un curseur, dérouler un menu, lancer de la musique, etc. Steve Jobs disait : l’interface naturelle pour utiliser un écran tactile, ce n’est pas le stylet mais le doigt. Demain, le moyen le plus naturel pour interagir avec l’environnement numérique, ce sera peut-être cliquer directement sur la peau.

Des capteurs comme le cerveau

La peau, qui a la même origine organique que le cerveau, est également bourrée de capteurs naturels. Elle contient des centaines de neurones et toutes sortes de récepteurs qui captent les messages venant de l’extérieur (chaud, froid, humidité, etc.) et de l’intérieur (pression sanguine, glycémie, etc.). Tout cela peut être utilisé efficacement de manière peu intrusive. Des chercheurs japonais (lien vers un document PDF en anglais) ont mis au point un patch très discret qui capte en temps réel la glycémie des personnes diabétiques et qui les alerte en cas de nécessité. Ces patchs sont autonomes ; ils se rechargent avec la chaleur du corps humain.

Des tatouages communicants

Le tatouage de demain pourrait être communicant et même servir d’élément d’authentification, par exemple, pour remplacer un badge pour entrer dans une entreprise ou même servir de moyen de paiement. C’est moins intrusif que les puces greffées sous la peau. Certes, tout cela a un petit côté Bienvenue à Gattaca, ce film où l’identité des gens était liée à leur ADN.

Sans aller jusque-là, des scientifiques pensent que, dans notre monde hyper numérisé, la peau pourrait être l’interface idéale. Bref, nous allons devenir de plus en plus "connectés et tactiles".    

Curseur tactile DuoSkin développé par le MIT Media Lab.
Curseur tactile DuoSkin développé par le MIT Media Lab. (JIMMY DAY / MIT MEDIA LAB)