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Nouveau Monde. Comment réduire l'impact environnemental du numérique au quotidien ?

En apparence, c’est virtuel et non polluant. Mais, en réalité, les technologies numériques ont un impact écologique pas franchement neutre. On en parle à l'occasion de la COP24 et de l'opération #AlertePollution sur franceinfo.

Des panneaux solaires, sur le toit du Convention Center de Los Angeles (Californie), le 4 septembre 2018.
Des panneaux solaires, sur le toit du Convention Center de Los Angeles (Californie), le 4 septembre 2018. (MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
#AlertePollution

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Quatre grammes de CO2. C'est ce que génèrerait en moyenne chaque e-mail envoyé. Un chiffre qui peut grimper jusqu’à 50 grammes avec une pièce jointe, selon l'Ademe. En effet, quand on envoie un e-mail, cela mobilise un ordinateur ou un smartphone au départ, la même chose à l’arrivée, des centres de données des deux côtés, des liaisons informatiques, etc. Les technologies numériques ont un impact sur le réchauffement climatique qui n'est en effet pas franchement neutre. On en parle à l'occasion de la COP24 et de l'opération #AlertePollution sur franceinfo.

Car tout cela a besoin d’être alimenté en électricité. Quand on sait que plus de 10 milliards d’emails sont échangés chaque heure dans le monde, on a une idée de l’ampleur du problème. Par exemple, une entreprise de 100 collaborateurs génèrerait 13,6 tonnes de CO2 par an.

Limiter les e-mails inutiles

Pour limiter les dégâts, l’Ademe conseille de ne pas envoyer d’e-mails inutiles, d’éviter les envois en nombre et de ne pas envoyer de messages trop "lourds". Qu’est-ce qu’un e-mail " lourd" ? C’est un message contenant beaucoup de texte mais surtout des images, une signature avec logo, des pièces jointes de plusieurs dizaines de mégas, etc. Enfin, faites le ménage dans vos e-mails. Les centaines de messages qui dorment dans des dossiers sont autant de données numériques stockées sur des serveurs qui consomment de l’énergie.

Cloud et streaming : les plus gros consommateurs d’énergie

Il n’y a pas que l’email qui consomme. Chaque requête dans votre moteur de recherche préféré génère également du CO2, puisque cela interroge des ordinateurs dans un data center. Surtout, ne parlons pas des services de streaming vidéo comme Netflix ou YouTube qui mobilisent d’importantes quantités de stockage et de bande passante. D’une manière générale, le cloud, en dépit de ses nombreux avantages, est malheureusement gros consommateur d’énergie.

Des conseils pas faciles à suivre

Contre cela, il existe quelques bonnes pratiques. Par exemple, un ordinateur portable consomme 50% à 80% moins qu’un ordinateur fixe. Idem pour une connexion par câble qui consomme moins qu’en Wifi. Certains conseils de l’Ademe semblent cependant difficiles à suivre comme, par exemple, le fait de rechercher un site dans son historique de navigation plutôt que de faire une nouvelle requête sur un moteur de recherche.

Sachez également que certains navigateurs Web sont plus gourmands d’autres. Le plus énergivore serait Chrome (27 Wh pour 1000 pages vues), devant Internet Explorer et Firefox. Heureusement, les géants du numériques font pas mal d’efforts pour limiter leur empreinte carbone. Google, Amazon, Apple et Microsoft affirment que tout ou partie de leurs installations fonctionnent désormais à l’énergie renouvelable, notamment les très gourmands datas centers.

Des panneaux solaires, sur le toit du Convention Center de Los Angeles (Californie), le 4 septembre 2018.
Des panneaux solaires, sur le toit du Convention Center de Los Angeles (Californie), le 4 septembre 2018. (MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)