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Frédéric Beigbeder : "Je crois que je deviens un vieillard"

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L’écrivain, critique littéraire et réalisateur Frédéric Beigbeder, publie "Une vie sans fin" chez Grasset. Il est l’invité de la Mise à jour du vendredi 26 janvier.

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Radio France
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Frédéric Beigbeder signe Une vie sans fin chez Grasset. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

Pour son nouveau roman, Frédéric Beigbeder part en quête d’immortalité. Le cap de la cinquantaine passé, l’écrivain s’inquiète de sa survie et livre un roman enquête sur le business de la vie éternelle. Une dose de journalisme, un cocktail de provocation et une vie plus apaisée ; Beigbeder à la recherche de la sagesse, vraiment ?

Une vie sans fin, paru chez Grasset, est son dixième roman. "Au départ, je ne savais pas ce que je voulais faire. j'avais un sujet, cet homme qui quitte la télévision pour devenir éternel (...), Paris pour aller vivre au bord de la mer, pour découvrir mieux sa fille." Cet homme s'appelle justement comme lui. Frédéric Beigbeder. "Après tout, il y a quelques éléments dans le livre qui sont fictionnels, alors autant être sincère jusqu'au bout", sourit-il. L'immortalité n'est pas le sujet du livre. Le vrai sujet, précise-t-il, est la longévité. Persuadé d'être devenu un "vieillard", l'écrivain voit à cet égard la littérature comme un moyen de ne pas mourir : "Elle est une tentative complètement désespérée, absurde, d'éterniser des instants."

Si Frédéric Beigbeder devait faire une mise à jour sur sa vie, que changerait-il ? "Je regrette parfois d'avoir fait du mal, d'avoir fait de la peine. J'essaierais d'être plus attentif aux autres, un petit peu moins tourné vers mon nombril."

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