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Migrations : l'UE accélère les mesures pour arrêter les flux

Thomais Papaioannu, correspondante de la TV publique grecque et Stefano Montefiori du "Corriere della Sera" expliquent où en sont la Grèce et l'Italie. Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur, termine une visite en Turquie. Lundi, ce sera le tour de Mme Merkel qui demandera l'arrêt du flux vers l'UE.

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(Des migrants à bord d'un ferry en Grèce © maxPPP)

Les projets commencent à prendre forme : après des semaines de discussions entre Frontex, l'UE et les autorités grecques, il a été décidé l'envoi rapide de près de 700 agents de l'Agence européenne des frontières. Ils vont s'occuper des hotspots sur les îles et coordonner l'enregistrement des migrants.

Ceux qui ont droit à l'asile politique, ceux qui pourraient l'obtenir, et les migrants économiques. La mission est aussi de contrôler et de refuser l'entrée à ceux qui pourraient appartenir à Al Qaïda ou à l'EI.

Matteo Renzi, le chef du gouvernement réclame fortement de l'aide à l'UE et rechigne à donner sa quote-part de 300 millions d'euros dans l'enveloppe européenne des 3 milliards actuellement distribués pour les syriens réfugiés en Turquie.

Comme la Grèce, l'Italie n'a pas vu les relocalisations de réfugiés promises l'an dernier vers les pays de l'UE : 160.000 personnes arrivées sur leur sol depuis des mois, doivent être réparties entre les partenaires. L'accord existe mais il n'est pas encore appliqué et les réfugiés sont relocalisés au compte-goutte.

Cette crise migratoire crée des tensions entre les Européens et il pourrait y avoir des conséquences sur Schengen : plusieurs états-membres ne cachent pas leur souhait de contrôles aux frontières pendant deux ans. Au cours de sa visite à Lesbos, le ministre Bernard Cazeneuve a mis en garde contre un "risque pour Schengen ".

(Des migrants à bord d'un ferry en Grèce © maxPPP)