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Micro européen. La nouvelle réforme du droit d'asile en France

Le gouvernement a adopté cette semaine une réforme du droit d'asile. Ana Navarro Pedro du journal portugais Visao et Johanna Franden, correspondante du journal suédois Aftonbladet la commentent.

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Un groupe de jeunes migrants, à Calais, le 19 janvier 2018.
Un groupe de jeunes migrants, à Calais, le 19 janvier 2018. (GETTY IMAGES)

La France n'est pas le premier pays européen à réformer le droit d'asile, face à l'afflux des réfugiés et migrants en 2015. Dans cette réforme, les procédures sont accélérées. L'instruction d'une demande d'asile ne devra pas dépasser six mois et le demandeur aura 15 jours au lieu d'un mois, s'il veut déposer un recours.

Pour plaire à l'électorat Le Pen

S'appuyant sur des experts et analystes, Ana Navarro Pedro estime que cette réforme "ne correspond pas à des besoins pressants et immédiats". Ce texte "répressif" a pour but de montrer un visage de fermeté à "ceux qui parlent de menace ou d'invasion". Il s'agit de plaire à l'électorat "qui a voté pour Marine Le Pen" ajoute Johanna Franden.

En écho à ces mesures de "fermeture", Ana Navarro Pedro cite l'exemple de la Jordanie où, dans un camp, les réfugiés syriens sont autorisés à travailler. Cette opération a valeur de test en ce moment.

La Suède n'est plus une terre d'accueil

Depuis deux ans, la Suède a modifié sa législation : il n'y a plus de titre de séjour illimité mais les arrivants ont une carte pour trois ans, qu'ils peuvent renouveler. Les autorités de Stockholm ont aussi modifié les conditions de regroupement familial. "On ne peut plus se regarder comme un pays très accueillant", conclut Johanna Franden.

Un groupe de jeunes migrants, à Calais, le 19 janvier 2018.
Un groupe de jeunes migrants, à Calais, le 19 janvier 2018. (GETTY IMAGES)