"La Conspiration du Caire" de Tarik Saleh : du profane dans le sacré

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Jules de Kiss évoque les sorties cinéma de la semaine avec Thierry Fiorile et Matteu Maestracci : "La conspiration du Caire" de Tarik Saleh et "Close" de Lukas Dhont".

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"La conspiration du Caire" de Tarik Saleh (MEMENTO FILMS)

Avec La Conspiration du Caire le réalisateur suédois d'origine égyptienne, Tarik Saleh, signe un haletant thriller politico-religieux. Dans un haut lieu de l’islam sunnite, l’université Al Azhar du Caire, où le jeune Adam, pauvre pêcheur, qui a obtenu une bourse, vient étudier la théologie.

Innocent, naïf, Adam est pris dans une intrigue qui le dépasse, quand, à la mort du grand imam, la police politique fait de lui un espion, il doit infiltrer un groupe de frères musulmans, confrérie radicale qui veut imposer son candidat à la tête d’Al Azhar.

Depuis plus de 1000 ans, le contrôle de cette institution est un enjeu de luttes politiques féroces, dans un espace religieux où la frontière entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel est floue, sinon inexistante.

Close de Lukas Dhont

Le réalisateur qui avait déjà frappé très fort en 2018 avec Girl, son premier long-métrage – l'histoire d'une danseuse née garçon, qui rêve de devenir une étoile – revient cette fois avec une histoire d'amitié – elle aussi récompensée à Cannes par le Grand Prix du festival – entre deux ados de 13 ans, Léo et Rémi, très proches et inséparables, que leurs camarades de classe pensent être en couple, ce qui d'ailleurs va faire vaciller leur relation, et provoquer un drame.

Lukas Dhont explique avoir voulu mettre en scène deux personnages masculins jeunes et sensibles. Close est un très joli film sur l'amitié, le deuil, l'absence, sur les difficultés aussi pour les adolescents à communiquer avec leurs parents.

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