Les aventuriers, France info

L'Odyssée sauvage

Nicolas Vanier est de nouveau sur les pistes enneigées avec ses chiens. Parti de la côte pacifique de la Sibérie, il compte atteindre le lac Baïkal 6.000 kilomètres plus loin. 

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Nicolas Vanier a quitté Data, un petit village d'une
centaine de pêcheurs sur la côte pacifique de la Sibérie le 21 décembre
dernier. Il compte rallier le lac Baïkal en mars prochain. Un peu moins de
trois mois pour parcourir 6.000 kilomètres. C'est l'Odyssée Sauvage.

Cela fait deux ans que le musher
prépare cette nouvelle expédition. Il a déjà réalisé des odyssées au Canada et
en Sibérie mais cette fois il va aussi traverser la Chine et la Mongolie.

Au départ, le grand hiver, comme
l'appelle les Sibériens, n'était pas au rendez-vous. Nicolas Vanier qui
comptait emprunter les rivières et fleuves gelés a du improviser un nouvel
itinéraire. Il est donc parti vers le nord en suivant la crête des montagnes
avec à sa droite le Pacifique étincelant et à sa gauche, la toundra à perte de
vue. Heureusement, la température a plongé et est descendue jusqu'à -35, -40°C
ce qui devrait suffire à transformer les cours d'eau en piste glacée. Nicolas
pourra ainsi suivre le fleuve Amour en Chine, le long de la frontière russe.

Sur sa route, Nicolas Vanier croise de
tout petits villages peuplés de forestiers ou de cheminots qui entretiennent la
voie ferrée BAM, la Baïkal Amour Magistrale, la ligne alternative au
Transsibérien. L'accueil est toujours chaleureux. C'est à celui qui lui rendra
le plus de services. Une fois, un trappeur, Nicolaï, a tracé la piste pour le
musher et sa meute, quatre jours avant son passage, une piste dans un tapis de
neige de deux mètres d'épaisseur. Un autre a confectionné un frein pour son
traineau qui chahutait sur les pistes verglacées. Et tout ça, sans rien
attendre en retour.

Nicolas Vanier dirige une meute de 10
chiens. Des jeunes chiens (il y a trois chiennes) assez turbulents mais ils
apprennent vite et le musher se félicite de la chienne de tête, celle qui est
devant et cherche la piste...

"La piste a totalement disparu
au bout de deux heures et c'est ma chienne de tête, Burka, qui est vraiment
l'héroïne de ce voyage, qui, je ne sais pas comment, a réussi dans cette mer de
neige, dans la montagne, alors même que l'on n'y voyait rien du tout, à sentir
sous ses pattes où était la piste et pendant plus de trois heures comme ça,
elle m'a emmené au travers des montagnes, pour récupérer enfin un petit chemin
au travers de la forêt où la piste était un petit peu plus visible. Ça a été
une nuit formidable parce que j'ai découvert là les qualités exceptionnelles de
cette jeune chienne de tête que je suis en train de former et qui fait des
progrès absolument incroyables tous les jours et qui apporte beaucoup de
sérénité et de confiance à l'attelage".

Nicolas Vanier doit être aujourd'hui à
la frontière chinoise. Nous le retrouverons régulièrement tout au long de
cette nouvelle Odyssée sauvage.

 

 

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