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"L'odeur du si bémol", d'Oliver Sacks, au Seuil

L'odeur du si bémol parle d'hallucinations, nous plonge dans les hallucinations, les plus belles hallucinations, au carrefour de la science et de la littérature.

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Tout au long de sa carrière, Oliver Sacks a raconté, dans ses livres, les expériences qu'il a eu avec ses patients, que ce soient les schizophrènes, les léthargiques, ceux qui sont atteints du syndrome Gilles de la Tourette, de Parkinson, ou d'encéphalite léthargique, maladie qui lui a inspiré son livre le plus célèbre, L'Eveil .

Sacks nous raconte les cas cliniques qu'il a observés comme de véritables histoires, et c'est encore le cas dans L'odeur du si bémol , qui est vraiment une espèce d'anthologie des hallucinations, que Sacks nous fait voir sous un jour absolument romanesque.

On trouve des aveugles qui se mettent à voir des choses, des gens qui ont eu des membres coupés et qui les sentent encore, des personnalités sujettes à voir des fantômes, des victimes de chagrin d'amour qui, alors qu'ils allaient mettre fin à leur jour, renoncent à le faire parce qu'ils ont entendu des voix, des hallucinations célèbres, aussi, comme les visions de Dostoïevski, Maupassant qui s'imaginait un double, hallucination qu'on retrouve dans son roman le Horla, ou les migraines de Lewis Carroll qui eurent une grande postérité littéraire.

Ce qui est extrêmement fort, dans ce livre, c'est que Sacks réhabilite totalement l'hallucination : pas seulement une tare, mais un don, et la base aussi de notre culture, de nos religions, comme il le dit dans l'introduction de son livre.

L'odeur du si bémol , d'Oliver Sacks, au Seuil

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