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Hostages et l'émergence des séries israéliennes

Les séries israéliennes nous parviennent au compte-gouttes, mais elles se montrent très influentes, notamment sur le marché américain qui multiplie les adaptations. Après Be Tipul qui est devenue In Treatment sur HBO et Hatufim qui est devenue Homeland sur Whowtime, c'est au tour de Bnei Arouba de devenir Hostages sur CBS. Cette dernière fiction originale débarque sur Canal+ lundi prochain et encore une fois, l'original est supérieur à la copie.

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Canal + diffuse à partir de lundi prochain une série israélienne en dix épisodes intitulée Hostages (Bnei Arouba ) qui raconte une prise d'otages dans la résidence d'une femme médecin. Des hommes cagoulés et armés la retiennent, elle, ainsi que son mari et ses deux enfants adolescents, un garçon et une fille. La jeune femme doit procéder le lendemain à une opération sur le Premier ministre et elle doit provoquer la mort accidentielle de ce dernier si elle veut sauver sa famille.

La série qui a été diffusée sur Channel 10 en Israël a déjà fait l'objet d'une adaptation aux Etats-Unis sur la chaînes CBS avec Toi Collette et Dyman McDermott . Celle-ci fut présentée avant même la version originale en hébreu.

Les Américains ont pris l'habitude d'adapter des productions en provenance d'Israël. Exactement comme ils le font désormais avec celles proposées par le Danemark.

On a ainsi vu Be Tipul qui est devenu In Treatment sur HBO, puis Hatufim qui s'est transformée en Homeland sur Showtime. Après Hostages, la chaîne NBC a acquis les droits de Ta Gordin (The Gordin Cell) qui parle de deux ex-espions qui voient un jour débarquer un agent du renseignement russe pour leur demander que leur fils devienne à son tour un espion. Il s'agit donc à nouveau d'un thriller.

Tendance notable

Pour la télévision israélienne qui manque de moyens, investir ce genre est une solution pour accéder à une reconnaissance internationale. Le marché intérieur étant trop restreint, la production télévisuelle se tourne vers l'extérieur etn proposant des fictions qui attirent le public occidental.

Mais pour se faire, ces séries doivent restituer une réalité qui n'est pas vraiment celle du pays, mais l'image qu'Américains et Européens ont de l'Etat d'Israël. Comme le notait une scénariste lors du festival Are You Series ? l'an passé à Bruxelles, la télévision israélienne offre aux Occidentaux ce qu'ils ont envie de voir et non ce qu'elle pourrait faire.

Il ne s'agit, bien sûr, pas d'une généralité mais d'une tendance suffisante pour être notable.

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