Cet article date de plus de neuf ans.

REPORTAGE | L'hôpital de Bangui avant l'intervention française

écouter (5min)
L'ONU a autorisé ce jeudi les forces françaises à intervenir en Centrafrique en appui à une force internationale. Une décision prise après une journée extrêmement violente. Pour s'en rendre compte, direction l'hôpital communautaire, le principal hôpital de la ville.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (©)

Au moins cinquante dépouilles ont été amenées à la morgue et Médecins
sans frontières a accueilli plus d'une centaine de blessés. Des blessés par
balles pour l'essentiel la moitié et nécessitant une opération. Les  équipes sont débordées. Certains patients sont
installés à même le sol. Arsène se tient à côté de son fils qui porte un
bandage à l'abdomen. Il a été attaqué devant leur maison.

Arsène
explique que des Sélékas, des milices à majorité musulmanes qui ont attaqué son
garçon en réaction à l'offensive menée plus tôt par les milices chrétiennes les
Antibalakas. Dans les deux camps, des lance-roquettes, des armes automatiques,
des machettes. Dans une mosquée de la ville, 80 corps d'hommes femmes et
enfants ont été retrouvés. Certains calcinés. De nombreux cadavres jonchent
aussi le bord de certaines routes...

De quoi paniquer les
populations.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.