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En cinq ans, le TGV a changé l'Est

Mis en service le 10 juin 2007, le TGV-Est – dernière ligne à grande vitesse construite en France – a déjà transporté plus de 60 millions de voyageurs, et contribué au désenclavement de plusieurs régions. C'est notamment le cas de Reims (Marne), désormais à 45 mn de Paris, qui a su capitaliser sur l'arrivée du TGV.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Depuis la nuit des temps, Reims, "la belle endormie",
vivait sur la seule réputation de son Champagne, comme d'autres villes sur la
réputation de leurs grands crus.

Quand le premier rail a été posé, en octobre 2004, un véritable plan de
bataille a été mis en place pour capitaliser sur l'arrivée du TGV, et réussir
là où d'autres villes (Tours, Vendôme) avaient échoué quelques années plus tôt.

Car l'accessibilité ne suffit pas à réussir son entrée dans l'ère TGV-Est européen.
Pour que Reims ne devienne pas, à 45 minutes de Paris, le 21e arrondissement
de la capitale, il fallait aussi attirer des entreprises, redynamiser l'économie.

Bassin d'emploi, foncier, éducation, sport, culture... sont autant de critères
auxquels les investisseurs sont attentifs. Il fallait "faire exister la
12e ville de France dans d'autres classements que celui de la
qualité de vie",
résume Jean-Yves Heyer, patron de l'agence Invest in
Reims
.

Au cœur de la stratégie, trois milliards d'euros d'investissements publics et
privés pour lancer de grands travaux (tramway, voirie), bâtir du foncier d'entreprise
— autour de Reims, il y a pour un siècle de réserves foncières — et redorer l'image
de la région.

Les taxis de la Marne

Cinq ans après l'arrivée du TGV,
les objectifs ont été atteints, et même dépassés : 150.000 mètres-carrés
de locaux commercialisés, 110 nouvelles entreprises implantées et près de 4.500
emplois nouveaux créés.

Parmi les "prises de
guerre" champenoises, les
taxis G7. Quand vous réservez un taxi parisien, vous appelez, sans le savoir, un
standard basé à Reims. "Le TGV a été décisif dans ce choix", explique
le patron de la G7. "Ce qui a pesé également, c'est d'avoir un bassin d'emploi
qui ne soit pas saturé et qui nous permette de recruter rapidement des
collaborateurs en cas de pic de travail",
poursuit Serge Metz.

Ce dynamisme et le montant des
investissements privés et publics ont été symbolisés par le nombre de grues qui
pointent au-dessus des toits de la ville. Reims, une métropole de 740.000
habitants revenue de loin à grande vitesse, mais pas uniquement grâce au TGV.

  

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