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PME : état des lieux du poumon de l'économie française

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Manuel Valls reçoit en début de semaine syndicats et patronats pour entendre leurs propositions afin de faciliter l'activité et les embauches dans les Petites et Moyennes Entreprises. L'occasion de dresser un état des lieux de la situation des PME françaises.
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Radio France
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  (Emmanuel Macron a lancé un accélérateur de PME au mois de mars © MaxPPP)

En fait, on parle du poumon économique de la France. Les petites et moyennes entreprises, ce sont celles qui comptent moins de 250 salariés et font moins de 50 millions de chiffres d'affaire par an. Statistiquement, les PME représentent la quasi-totalité des entreprises françaises.

 

Au vu des chiffres, la France est bel et bien un pays d'entrepreneurs. Mais ces PME, comparées aux grands groupes, ont plus de mal à se financer. Elles ont moins recours aux marchés financiers et surtout, d'après une étude récente du cabinet de conseil KPMG, 75 % des patrons de PME se plaignent d'un durcissement des conditions d'accès aux crédits bancaires, même si les emprunts accordés aux petites et moyennes entreprises sont en légère hausse.

Autre point noir des PME françaises, dans une économie mondialisée, elles n'exportent pas assez. Sur les 3 millions de petites et moyennes entreprises, seulement 116.000 sont présentes à l'export : c'est près de quatre fois plus en Allemagne. Sauf que, pour être présent à l'export, il faut souvent grandir. Or, il y a une difficulté française à faire émerger des PME de taille internationale, soit à faire naître ce qu'on appelle des ETI, des entreprises de taille intermédiaires - entre 250 et 5.000 salariés. Ce sont des sociétés qui ont la taille critique pour pouvoir conquérir et s'implanter durablement sur les marchés internationaux. Ces ETI,  il n'y en a que 2.800 en France. Alors qu'il y en a plus de 10.000 en Allemagne.

 

Les PME profitent quand même de la reprise qui s'amorce ? 

 

C'est un peu le serpent qui se mord la queue. Moins internationalisées que leurs homologues allemandes, elles sont donc plus dépendantes du contexte français. Cela veut dire que beaucoup ne profitent pas de la baisse de l'euro par rapport au dollar qui dope pourtant les exportations. Mais la situation est finalement assez contrastée car, dans le même temps, comme la consommation des ménages français est sur une pente ascendante (plus 0,1 % en avril), les PME qui en dépendent directement ont plutôt tendance à repartir. C'est le cas dans le commerce par exemple.

A l'inverse, la reprise n'est encore qu'un horizon très lointain pour les PME du  bâtiment et des travaux publics. Elles prennent de plein fouet la baisse du budget des collectivités locales et notamment des communes. Cela se traduit de facto par une diminution des contrats publics pour ces PME.

 

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