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Le mot de l'éco. Le budget de l'État pour 2019 : qui perd, qui gagne ?

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Le budget de l'État pour l'an prochain, le projet de loi de finances 2019, sera présenté ce lundi 24 septembre, en Conseil des ministres.

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Radio France
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Le budget 2019 de l'Etat n'ira pas sans suppressions de postes et sans économies substantielles (FERNANDO TRABANCO FOTOGRAFÍA / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Le mot de l'éco cette semaine, c'est bien sûr le budget...Le budget de l'État pour l'an prochain, le projet de loi de finances 2019, qui sera présenté ce lundi 24 septembre en Conseil des ministres. C'est toujours un moment très attendu.

Les baisses de budget et les suppressions de postes 

Quelles seront les économies réalisées ? Et où ? Les ministères perdants, les gagnants ? Ce budget devrait se traduire par une nouvelle baisse du nombre d'emplois aidés, nouvelle baisse aussi des APL, des économies conséquentes demandées également au ministère du Travail. Autre question, qui va perdre des postes ? Après 1 600 emplois de fonctionnaires en moins en 2018, 4 500 suppressions de postes de fonctionnaires sont prévues l'an prochain.  

Près de la moitié des postes de fonctionnaires supprimés le seront au sein de l'Éducation nationale 

1 800 au total. Il y a aussi 2 000 suppressions de postes prévues à Bercy, le reste réparti dans les autres ministères. À cette faible allure, tout le monde se demande si Emmanuel Macron va bien supprimer 50 000 postes au sein de la fonction publique française au cours du quinquennat comme il s'y est engagé. Absolument, répond Matignon. Le gouvernement va donc monter en puissance à partir de 2020.

Comment l'État compte-t-il s'y prendre ?

Le gouvernement compte avant tout sur la modernisation et la réorganisation de l'État pour supprimer des postes, et que la transformation de l'administration produira des effets, c'est ce que précise Matignon.

Le rapport CAP 22 sur la réforme de l'État justement, a été remis en catimini au gouvernement juste avant l'été mais il a fuité par le biais d'un syndicat. Un rapport qui préconise notamment le recours aux plans de départs volontaires de fonctionnaires (piste déjà évoquée, pas refermée) à une refonte de Pôle emploi, à une réduction des postes dans l'administration fiscale (ce qui devrait être facilité par la mise en place du prélèvement de l'impôt à la source).  

Un "management public hors d'âge"

D'autres transformations pourraient entraîner des dizaines de milliers de suppressions de postes dans l'administration. À commencer par la numérisation et l'intelligence artificielle qui, de fait, vont détruire des postes de back office, des emplois de pure saisie des informations. Mais une source gouvernementale proche du dossier de la réforme de l'État plaide de son côté pour une réorganisation plus profonde des administrations.

"Le fonctionnement de l'État, ça ne va pas du tout" explique cette source, qui dénonce un "management public hors d'âge" composé de strates hiérarchiques trop nombreuses, qui produisent trop de normes. Le problème ce sont tout d'abord les administrations centrales, tous ces chefs donc, "la tête est devenue plus grosse que le corps", conclut cette source gouvernementale qui attend simplement que ce sujet délicat soit porté politiquement.  

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