La transition énergétique accélérée par la crise ukrainienne

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La situation actuelle fait prendre conscience aux états européens, aux pouvoirs publics, aux populations, à quel point nous sommes dépendants énergétiquement de la Russie. Deux chiffres à rappeler : 40% du gaz et 27% du pétrole brut importés dans l’UE proviennent de Russie.

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Radio France
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La transition énergétique doit être intensifiée et les sources d'approvisionnement diversifiées. (Illustration) (ANDRIY ONUFRIYENKO / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

Les dirigeants de l’Union européenne réunis à Versailles se sont fixés un objectif : se passer totalement des produits fossiles russes, à horizon 2027. D'abord en diversifiant les sources d’approvisionnement, mais surtout en intensifiant la transition énergétique.

La prise de conscience est réelle qu’il faut accélérer sérieusement le rythme, intensifier les investissements dans les énergies renouvelables, tout en assurant la souveraineté énergétique du continent.

L’Union européenne ne part pas de zéro. Elle a déjà fixé un objectif ambitieux sur lequel elle peut s’appuyer : la réduction de ses émissions de gaz carbonique de 55% en 2030, par rapport à 1990, avec pour y parvenir, des investissements considérables prévus dans les batteries électriques et l’hydrogène.

Le développement du biogaz en question

Des voix s’élèvent pour appeler au développement d’autres filières, de nouvelles filières. Exemple avec la patronne d’Engie, Catherine MacGregor, qui prône celui du biogaz. Les acteurs de cette filière, peu nombreux, demandent aux pouvoirs publics un prix garanti pour favoriser leur développement ces prochaines années.

La volonté politique est là, les financements aussi, qu’ils soient privés et publics. Les décisions se prendront au niveau européen ; à ses dirigeants d’évaluer quel sera le prix de la transition énergétique, financier et social.

Réguler la consommation énergétique de confort

La patronne d’Engie déclare qu'il faut envisager de baisser la température d’un degré dans les habitations, pour consommer moins de gaz, certaines entreprises gazo-intensives demandent à ce que la consommation dite de confort soit régulée.

Mais il semble peu probable qu’en France en tout cas des mesures immédiates soient prises, sauf urgence absolue, car l’entourage du nouveau candidat, toujours président de la République, semble allergique à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une forme de décroissance.

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