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Cinq condamnations à mort pour le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné il y a un an en Turquie

Jamal Khashoggi avait été assassiné dans le consulat d'Arabie en Turquie, il y a un peu plus d'un an. Onze suspects ont été jugés dernièrement en Arabie saoudite.

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Jamal Khashoggi, journaliste. Photo prise à Dubaï, le 8 mai 2012.
Jamal Khashoggi, journaliste. Photo prise à Dubaï, le 8 mai 2012. (ALI HAIDER / EPA)

On connaît les peines préliminaires pour les auteurs du meurtre du journaliste Jamal khashoggi en Arabie saoudite, tué atrocement en octobre 2018 dans le consulat d’Arabie en Turquie. Onze personnes étaient poursuivis dans le cadre de la procédure tenue secrète et dont rien n'a filtré. Sont condamnés à mort cinq hommes accusés d’avoir participé au meurtre du journaliste. À cela s’ajoute aussi un total de 24 ans de prison pour trois autres prévenus. 

Des relaxes prononcées pour des proches du prince héritier

Le premier a s’en sortir sans soucis s’appelle Saoud al Qahtani. C’est l’ancien conseiller du prince héritier. Relaxe aussi pour le général Ahmed al Assiri, ex-numéro deux des services de renseignements. Une relaxe faute de preuve car, comme par hasard, plus on remonte vers le sommet  – c'est à dire vers le prince heritier − plus les meurtriers présumés s’en sortent.

Certes le prince héritier lui-même avait reconnu une certaine responsabilité dans cette affaire, mais attention, MBS, Mohammed Ben Salmane a admis porter la responsabilité du meurtre sans pour autant reconnaître l'avoir commandité. Avec une ligne de défense particulière. MBS explique que les faits se sont produits sous sa direction mais que l’équipe qui a agi au consulat en Turquie l’a fait de sa propre initiative et qu’il n’y a pas eu préméditation. Une version contestée à la fois par la commission de l’ONU chargée d’une enquête sur la mort du journaliste qui affirme avoir des preuves de l’implication direct du prince héritier, tout comme la CIA ou encore d’autres pays occidentaux qui doutent de la version des saoudiens.

Chacun devrait s’arranger de ce verdict

Ceux qui veulent continuer de serrer la main du prince pourront le faire en expliquant que la justice est passée et cela a déjà commencé avec les États-Unis qui saluent un pas important, tout en reconnaissant qu'il faudrait toutefois un peu plus de transparence. Le prince lui sauve en Arabie saoudite son honneur et va pouvoir continuer sa politique d'enfermement des journalistes ou opposants.

Quant à la famille de la victime et aux associations des droits de l’Homme, elles vont continuer leur combat pour que les responsables de sa mort soit jugés et surtout pour qu’on oublie pas Jamal Khashoggi.

Jamal Khashoggi, journaliste. Photo prise à Dubaï, le 8 mai 2012.
Jamal Khashoggi, journaliste. Photo prise à Dubaï, le 8 mai 2012. (ALI HAIDER / EPA)