Le monde d'Élodie, France info

Jeff Goldblum : "Je pense que j’ai toujours eu de la joie en excès en moi"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Aujourd'hui, C'est Jeff Goldblum, acteur et jazzman américain pour son deuxième album "I shouldn’t be telling you this" enregistré avec The Mildred Snitzer Orchestra et avec quelques artistes de renom comme Miley Cyrus, Gregory Porter, Fiona Apple.

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Jeff Goldblum.
Jeff Goldblum. (NOAM GALAI / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Ce nouvel album de Jeff Goldblum I shouldn’t be telling you this reflète bien un de ses traits de caractère : celui de continuer à s’amuser comme un enfant.

Universal Music

Oui, j’adore m’amuser, j’aime les récréations.

Jeff Goldblum

à franceinfo

Comme un jeu d'enfant

Il confie à Elodie Suigo qu’il a toujours eu de la joie en excès en lui et l’on comprend notamment en écoutant les albums de Jeff Goldblum qu’il ne conçoit pas la vie sans jouer : "Jouer peut être une activité d’adulte" sans être enfantin ou puéril, "Garder l’enfant qui est en nous, garder son imagination, une certaine présence, une façon de s’exprimer ". Cet état d'esprit se retrouve dans sa musique mais aussi dans les projets qu'il entreprend.

Jeff Goldblum sait très tôt qu’il souhaite devenir comédien. Il aime aussi le jazz et prend des cours. A 17 ans, après le lycée, il part pour New York et commence à jouer la comédie. Cette passion pour le théâtre, il la doit à sa mère qui l’emmène avec ses frères et sœur voir des pièces de théâtre pour enfant alors qu’il a 10 ans. Un réel émerveillement : "Arriver dans le théâtre tout sombre et voir apparaître les comédiens, c’était vraiment un enchantement, c’était fascinant."

Tellement prenant, que ses parents l’inscrivent à un stage d’été de six semaines : "Et tout a semblé prendre forme, en fait". A son retour, ses parents lui demandent s’il a aimé cette expérience et il minore son emballement : "J’ai gardé pour moi à quel point j’avais adoré ces six semaines". Cette idée de poursuivre dans cette voie germe en lui jusqu’à l’adolescence, il se rappelle avoir écrit sur la glace embuée de sa salle de bain : "Oh par pitié Dieu, laisse-moi être acteur. Et puis j’avais effacé car je voulais que ça reste un secret."

De l'ombre à la lumière

Il obtient des rôles dans de nombreux films comme California Split de Robert Altman, ou encore apparaît dans des séries télévisées telle que Starsky et Hutch ou Columbo dès les années 70 et c’est en 1986 qu’il pousse son jeu jusqu’à devenir un insecte dans le film de David Cronenberg La mouche : "Ca été une expérience incroyable. C’était un moment très important pour moi. Un tournant professionnel dans ma carrière mais aussi d’un point de vue créatif ". C’est le film Jurassic Park de Steven Spielberg en 1993 qui le propulse au firmament des stars internationales. Cette dimension mondiale prise par le film n’a pas pris le pas sur l’importance de cette collaboration fabuleuse et créative avec Steven Spielberg : "C’était à la fois amusant, j’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup grandi en vivant cette expérience." 

Jeff Goldblum mesure sa chance dans tout ce qui lui arrive.

J’ai beaucoup de gratitude, rien n’est acquis

Jeff Goldblum

à franceinfo

Cette jolie réussite, il essaie d’en profiter, de la nourrir et n’oublie pas de faire en sorte : "De laisser le monde dans un meilleur état". Une humilité qu’il combine, en plaisantant, avec son côté narcissique et en concluant par : "On est peu de choses".

 

Jeff Goldblum.
Jeff Goldblum. (NOAM GALAI / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)