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Chantal Goya : "La scène est ma deuxième maison"

Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Elodie Suigo, et se confie. Aujourd'hui l’actrice et chanteuse Chantal Goya qui nous parle de la réadaptation de son spectacle culte : "Le soulier qui vole".

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Chantal Goya en 1994.
Chantal Goya en 1994. (ARCHIVES DU 7EME ART)

À 77 ans, Chantal Goya est de retour dans la comédie musicale écrite et mise en scène en 1980 par son pygmalion Jean-Jacques Debout : Le soulier qui vole. Pour celles et ceux qui l'ignorent d'ailleurs, l’histoire est la suivante : dans un petit village d’Alsace, des enfants disent au revoir à leur professeur de musique quand ils aperçoivent dans le ciel un énorme soulier. À l’intérieur, une cigogne et une jeune fille volent vers le petit village…

Depuis deux ans et presque 50 dates, Chantal Goya nous fait revivre ce spectacle mythique qui l’a rendue culte aux yeux de millions d’enfants devenus adulte aujourd'hui. Elle détient d’ailleurs le record de représentations pour une artiste seule en scène au Palais des Congrès de Paris (356 représentations). "C’est incroyable, pour quelqu’un qui ne devait pas chanter, j’ai fait très fort." 

Au départ la vie de Chanta Goya, c’était le cinéma. Avec Jean-Luc Godard qui lui proposera le rôle de Madeleine en 1966 dans son film Masculin Féminin. "En voyant en gros plan mon visage à la télévision, il a demandé : 'Je veux l’avoir, on commence très vite, je veux faire un nouveau film et j’en ai marre de rencontrer des gens qui sont très connus, je voudrais connaître des jeunes d’aujourd’hui." Elle ira même jusqu’à refuser un rôle au réalisateur Alfred Hitchcock pour le film L’étau. "J’étais enceinte de Clarisse. Je ne pouvais pas être enceinte, maman et tourner un film."

L’émotion est très forte, car les gens retrouvent tout ce qu’ils ont aimé petit.

Chantal Goya

à franceinfo

Par hasard

Finalement, c’est par hasard que Chantal Goya intégrera le casting du Soulier qui vole en 1980. "J’ai bien fait d’écouter mes grands amis, Maritie et Gilbert Carpentier, quand ils m’ont dit que Brigitte Bardot ne pourrait pas venir, et qu’il fallait que je vienne la remplacer. Je n’aurais pas pensé faire carrière, je rendais service et c’est tout." Dans l’entourage de la chanteuse, son amie Barbara avait aussi le sentiment que Chantal Goya était à l’aube d’une carrière époustouflante. Elle m’a dit : "Chantal ça va être de la folie, ça va être dur, car il y aura beaucoup de jalousie, mais tu les retrouveras tous dans 30 ans et tu deviendras une institution."

Elle revient aussi sur un de ses plus grands tubes, Le lapin, qui colle toujours à la peau de la chanteuse. "Tout le monde la chante, c’est la chanson fétiche de tous mes spectacles. C’est la première chanson écologique, un petit lapin qu’on ne tue pas, c’est tout un symbole. Cela parle de protection de la nature et de protection des animaux."

Chantal Goya est de retour sur scène dans « le soulier qui vole », au Palais des Congrès à partir du 2 octobre prochain.

Chantal Goya en 1994.
Chantal Goya en 1994. (ARCHIVES DU 7EME ART)