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Yves Paccalet : "Éloge des mangeurs d'hommes et autres mal aimés"

Les animaux domestiques ou sauvages sont indispensables à la nature comme à nous-mêmes. C’est ce que rappelle le naturaliste, écrivain et écologiste Yves Paccalet, qui a travaillé avec le commandant Cousteau, dans son nouveau livre. Il démontre, chiffres à l’appui, que ce ne sont pas les tigres, les requins ou les loups qui menacent l’équilibre naturel mais notre espèce.

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(© Arthaud)

Vive les mangeurs d'hommes ! Vive ceux que nous traitons comme des mal-aimés de notre espèce, et qui n'en sont pas moins indispensables à notre survie. Requins, loups, ours, lions, tigres, panthères, crocodiles, piranhas et compagnie : toutes ces créatures sont à la fois haïes et admirées. Belles ou étonnantes, parfois dangereuses pour l'homme ou ses activités agricoles, elles sont pourtant indispensables à la nature comme à nous-mêmes.

Cependant, notre espèce qui a dépassé les 7 milliards se juge « inquiète », « menacée », « concurrencée » par le tigre (moins de 3.000 sujets), le requin blanc (pas beaucoup plus)... Cet essai donne les vrais chiffres. L'ennemi de l'éleveur de moutons en France n'est pas le loup, mais l'éleveur de moutons d'Australie ou de Nouvelle-Zélande : trop facile, pour le politicien, d'accuser le prédateur. On dit que le requin est un mangeur d'hommes, mais les requins tuent moins de dix humains chaque année, alors que les humains pêchent cent millions de squales dans le même temps...

Dans cet essai d'humour noir, très documenté, Yves Paccalet ne milite pas seulement pour ces créatures magnifiques et emblématiques, mais pour la préservation des mythes et des légendes qu'elles ont inspirées : en perdant ces espèces, nous perdrions, en vérité, des pans entiers de notre histoire et de notre culture, c'est-à-dire de notre humanité même...

(© Arthaud)