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Grégoire Delacourt : " On ne voyait que le bonheur "

Dans deux mois mois, jour pour jour, on connaitra le lauréat du Prix Goncourt. Hier le jury s’est réuni une première fois pour annoncer les 15 nominés qui ne seront plus que trois le jour du vote final. Dans cette liste, figure l’auteur de best-sellers Grégoire Delacourt. Son nouveau roman, très émouvant et attachant, intitulé « On ne voyait que le bonheur » est promis à un grand succès.

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(© JC Lattès)

Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.

Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.

Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres ? 

À force d’estimer, d’indemniser la vie des autres, un assureur va s’intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité.Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s’affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l’adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.

(© JC Lattès)