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Gaza, une terre chargée d'Histoire

Gaza fait la Une de l'actualité internationale. Frédérick Gersal nous raconte l'histoire de cette terre.

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(Fin du cessez-le-feu à Gaza © REUTERS | Amir Cohen)

Longue bande de terre sur les bords de la Méditerranée, ayant des frontières avec l’Egypte et Israël, la « Bande de Gaza » mesure 41 kilomètres de long sur une largeur maximale de 12 kilomètres, pour une superficie totale de 363 km2 peuplée d’1 400 000 habitants.

Mais Gaza est une terre et avant tout, une ville, chargée d’histoire. Le nom de Gaza est évoqué depuis des Temps immémoriaux. On en parle déjà sous le règne du pharaon de la XVIIIe Dynastie : Thoutmosis III qui vécut au XVe siècle avant notre ère et qui mena de nombreuses campagnes militaires.

Un lieu de passage

Gaza, située non loin des eaux de la Méditerranée est, depuis toujours, un lieu de passage, un trait d’union entre l’Egypte et la Syrie. Pourtant quelques siècles plus tard, un peuple venu sans doute de Crête, débarque par la mer et s’installe sur ces rivages. Ce peuple des Philistins s’est regroupé en une confédération de cinq villes : Ascallon, Ashdod, Gath, Ekron et Gaza. Ces Philistins donneront leur nom à cette Terre: la Palestine.

A Gaza, se sont installés au fil des siècles : les Assyriens, les Babyloniens et les Perses, avant que n’arrivent Alexandre le Grand, les Grecs puis les Romains.

L'encens et la myrrhe

Ville prospère, halte majeure sur les routes commerciales venues d’Arabie et des Rives de la Mer Rouge, Gaza est devenue l’ultime étape des caravanes transportant l’encens et la myrrhe, célèbre gomme aromatique. Gaza est même reconstruite sous le règne de l’Empereur Hadrien, au IIe siècle de notre ère, à une époque où se développe la culture de la vigne et l’exportation de nombreuses amphores de vin à travers le bassin Méditerranéen.

Au VIIe siècle la civilisation arabe et la religion musulmane s’y installent. Gaza est déjà entrée dans l’Histoire du Monde avant le passage des Croisés au XIIe siècle, chassés par Saladin et avant l’entrée du Général Bonaparte et de ses troupes en 1799, lors de la campagne d’Egypte.

Décidément les pages guerrières et sanglantes sont innombrables. Alors il faut espérer que l’étymologie rejoigne l’histoire et l’actualité quand on sait que : la Gaze, qui est une étoffe légère utilisée notamment pour nettoyer et panser les plaies, doit sans doute son nom à la ville de Gaza, où elle fut longtemps et patiemment tissée.

(Fin du cessez-le-feu à Gaza © REUTERS | Amir Cohen)