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Twitter, sacré pollueur

Une journée sur les réseaux sociaux, en compagnie de Pierre Chausse. Au menu ce vendredi : l'empreinte énergétique de Twitter, un réseau social espion et un voleur de smartphones rattrapé par la patrouille.

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Les réseaux sociaux changent notre façon de communiquer, de consommer l'information... Mais ils ont aussi un impact très important sur notre planète. C'est, en substance, ce qu'explique un rapport de Greenpeace rendu public aujourd'hui. Un rapport qui s'est intéressé aux politiques énergétiques et environnementales des géants du Web. Notamment concernant l'implantation et le mode de fonctionnement de leurs centres de traitement des données.

Et en la matière, Twitter est un très mauvais élève. Le Journal du Net, qui a épluché l'enquête de l'ONG, relève par exemple que la société californienne "a financé une extension de son infrastructure, pour 300 millions de dollars, fin 2012 en Géorgie ". Un lieu où son alimentation électrique repose uniquement sur le charbon, le gaz et le nucléaire.

Le site de microblogging est également désigné comme "la lanterne rouge de l'industrie concernant la transparence ", ne fournissant aucune information sur son empreinte énergétique. De là à conclure que tweeter c'est polluer, il n'y a qu'un pas.

À Cuba, le réseau social espion des Américains passe mal

La Havane a exigé aujourd'hui que les Etats-Unis "mettent fin à leurs activités illégales ", après les révélations d'Associated Press cette semaine concernant la création du réseau social Zunzoneo entre 2009 et 2012 à Cuba.

Ce réseau social, qui ressemblait à Twitter, était financé via des société écrans et géré secrètement par... une agence fédérale américaine. Selon Washington, il était destiné à faciliter la liberté d'expression des Cubains. En fait, d'après AP, le but était surtout de déstabiliser le régime en attirant des abonnés via des informations "légères " (météo, sport...) et à passer ensuite à des contenus plus politiques, comme l'organisation d'actions de contestation du pouvoir en place.

Au final, l'opération aura été un four. Le site, qui a compté au maximum 40.000 utilisateurs a fermé en 2012. Mais, la révélation de l'identité de ceux qui se cachaient derrière pourrait tendre un peu plus les relations américano-cubaines.

Un voleur de portables démasqué grâce à Snapchat

Il pensait avoir réussi son coup mais il en a trop fait. Un adolescent de 14 ans, qui avait volé deux portables à un groupe de jeunes à l'aide d'une arme de poing, a voulu narguer ses victimes en envoyant une photo à tous leurs contacts téléphoniques, explique le site Internet d'Europe 1.

Une photo envoyée avec l'application Snapchat et qui devait donc avoir une durée de vie éphémère, de quelques secondes, avant de disparaître. C'était sans compter sur la réactivité de l'un des destinataires qui a eu le temps de faire une capture écran du message. L'agresseur, connu des services de police, a très vite été identifié grâce à un logiciel de reconnaissance faciale. Interpellé, il a reconnu les faits.

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