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Le Front National lance son propre réseau social

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Une journée sur les réseaux sociaux, en compagnie d'Erwann Gaucher, journaliste et consultant "nouveaux médias". A la Une ce mardi : le Front national lance son propre réseau social.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Les patriotes.net, c’est le nom du réseau social que le Front National a en effet lancé il y quelques jours et qui revendique un petit millier de membres. Un réseau social “militant” selon Marion Le Pen qui en a annoncé le lancement sur son compte Twitter. 

Un réseau social qui connaît déjà son baptême du feu, puisque ce mardi, le site est resté indisponible pendant plusieurs heures après avoir été piraté. Un peu plus tôt dans la journée, d’étranges photos apparaissaient sur sa page d’accueil, avec notamment des slogans anti FN ou des caricatures d’extrêmistes nazis, placés là par des internautes ne partageant visiblement pas les idées du FN.

 

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Une nouvelle étape dans la stratégie numérique du Front National

Le parti de Marine Le Pen est l’un des plus actifs du paysage politique français sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, c’est même le premier parti de France, avec une page “likée” par 152.000 personnes.  C’est le double des pages de l’UMP ou du PS.

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Quant à , loin devant les 176.000 abonnés deou les 18.000 de  le nouveau Premier Secrétaire du PS. Bien sûr, on ne peut pas résumer la stratégie numérique d'un parti politique à ses fans ou à ses followers, mais c'est déjà un indice. 

A quoi ressemble  le FN sur les réseaux sociaux ?

Comme on le dit souvent du Front National version Marine Le Pen, sur les réseaux sociaux le parti applique une communication “normalisée” et relativement neutre, mettant en avant les prise de parole de ses principaux représentants et revoyant vers son programme. Bref, sur les réseaux, le FN ne veut pas de débordement.

En revanche, cela fonctionne un peu moins bien dans les commentaires que les internautes laissent sur la page Facebook par exemple. Et c’est un peu le même risque sur le nouveau réseau social qui, selon Florian Philippot, veut “donner des outils aux militants”. Les premiers inscrits sur ce réseau version FN ont été observé de près, notamment par David Perrotin du journal Métro, qui a relevé sur les pages Facebook personnelles de plusieurs d’entre eux un tendance au dérapage.

Mais selon le FN, de telles pratiques seront interdites sur son réseau social.

D’autres réseaux sociaux de partis politiques

Le FN n’est pas le premier parti à essayer de lancer son propre réseau social, et on comprend que le FN soit resté assez discret sur cette mise en ligne puisque les précédentes tentatives ont été des échecs.

Les internautes se souviennent par exemple de celui que l’UMP avait tenté de lancer fin 2009 : les créateurs de possible.

 

Un an après, avec seulement 15.000 membres et 1 million d'euros dépensés, le réseau était fermé. Celui lancé par le PS, la coopol.fr, est quasiment resté à l'abandon.

Il tweete chaque jour la Divine Comédie

Cela fait deux ans que Marc Mentré, un internaute français, s’est lancé dans le projet un peu fou de tweeter tout la Divine Comédie de Dante. Chaque jour, il tweete donc en français et en italien quelques lignes du livre écrit par Dante au début du XIVe siècle. Il lui reste environs 10.000 tweets à écrire, et il devrait donc terminer en 2022.

 

Des tweets beaucoup plus littéraires que ceux de la compagne de Samir Nasri qui s’en prend vivement à Didier Deschamps ce soir.

 

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