Le chômage a continué de baisser en novembre

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Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emplois dans la catégorie A (ceux qui n’ont aucune activité) a baissé de 1,7% le mois dernier. Peut-on pour autant parler d’une vraie tendance générale à la baisse ?

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Radio France
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Accueil de l'agence Pôle emploi de Valence Briffaut (Drôme). (FLORENCE BEAUDET / RADIO FRANCE)

Tous les économistes disent que les chiffres du chômage sur un mois ne reflètent pas la réalité de la situation. La vraie base qui permet une analyse plus construite sur l’évolution de l’emploi, c’est le trimestre et mieux encore, d’évidence, l'ensemble de l’année. Considérant ces critères, oui, la baisse du chômage est bien réelle et marquée pour la catégorie A (les personnes qui sont en rupture totale d'emploi). En octobre la baisse était déjà de 3,3%.

Avec -1,7% en novembre, 56 000 personnes ont retrouvé du travail le mois dernier. Quand on remonte sur un an, il y a 500 000 demandeurs d’emploi en moins, pour tous niveaux de qualification, chômage des jeunes et de longue durée en baisse également. Nous sommes revenus à la situation d’avant crise en 2019.

Reprise de l'économie

Cette amélioration s’explique par les systèmes de sauvegarde de l’emploi mis en place par le gouvernement dès le début de la pandémie fin 2020 : les indemnités versées aux entreprises pour le chômage partiel et les charges suspendues par l’État ont évité à une majorité de sociétés de licencier. La gestion de la crise sur le plan sanitaire a aussi joué un grand rôle : le programme vaccinal dans le monde a aidé les économies à garder la tête hors de l’eau. Enfin, l’élément qui en découle : la reprise de l’économie. La machine est repartie malgré les incertitudes. Il faut accompagner la croissance, produire et donc embaucher.

Un point noir : l’industrie, qui recrute moins en raison du manque de qualifications, et à cause du faible niveau de notre commerce extérieur. La France n'exporte pas assez. Constat général : la crise pousse à la reconversion de certains salariés. Selon le ministère du Travail, six actifs sur dix et huit chômeurs sur dix veulent aujourd'hui changer de métier.

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