Économie : où va l'argent de nos impôts ?

Gabriel Attal, le ministre des comptes publics lance mardi 25 avril la campagne "En avoir pour mes impôts". L’idée : montrer comment le gouvernement utilise l'argent du contribuable. Le décryptage de Fanny Guinochet.
Article rédigé par France Info, Fanny Guinochet
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Une déclaration de revenus. (FRED TANNEAU / AFP)

"À l’euro près", assure Gabriel Attal. Pour faire face au mécontentement des Français qui voient les services publics se déliter, le ministre lance une opération de communication "En avoir pour mes impôts". L’administration fiscale a compilé de nombreuses données, issues de différentes sources budgétaires pour évaluer le coût d’actes ou services de la vie quotidienne.

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Et c’est très concret. Si on regarde du côté de l’éducation, on apprend, par exemple, qu’une année en école maternelle ou primaire de votre bambin coûte en moyenne 6 800 euros à la collectivité. Plus grand, cela représente 8 200 pour un collégien et près de 11 000 euros pour un lycéen dans un établissement public. Ce sont évidemment des moyennes, qui varient en fonction des départements.

Dans le cadre de l'opération "En avoir pour mes impôts", le gouvernement a dévoilé un graphique sur les principales dépenses d'argent public. (CAPTURE D'ECRAN ECONOMIE.GOUV.FR)

Les factures du secteur de la santé

Concernant l'hôpital, sachez qu'un passage aux urgences coûte en moyenne 227 euros aux Finances publiques, 80% étant payé par l’assurance maladie. L’an dernier "un forfait patient urgence" d’une vingtaine d’euros a été aussi instauré. Autre exemple : un accouchement par "voie basse" coûte 2 800 euros, quand une césarienne peut aller jusqu’à trois fois plus cher pour l’État. Enfin, une intervention des pompiers coûte, elle, plus de 1 100 euros en moyenne.

Quant aux transports, on apprend que le voyageur ne paie que 17% de son trajet en TER , le reste est pris en charge par l’État et les collectivités locales. Une façon de dire, en creux, aux contribuables : l’argent que vous versez aux impôts finalement, c’est peu, au regard de tout ce que l’État paie pour vous et votre famille.     

Bercy détaille tous les postes   

Justice, énergie, recherche, mesures pour les entreprises... Tout y passe. On voit que dans les grandes masses, l’essentiel de nos dépenses est affecté aux prestations sociales, notamment la retraite, le chômage, ou les aides. Ces prestations représentent plus de la moitié des dépenses de l'État.

Bercy lance aussi une vaste consultation. Les contribuables sont invités à répondre à une vingtaine de questions du type : quels sont les domaines pour lesquels il faudrait dépenser plus dans les années à venir ? L’armée, la défense, les retraites, les minimas sociaux, le remboursement de la dette ? Pareil pour les domaines où il faudrait dépenser moins, histoire de préparer les esprits à la fin du "quoi qu’il en coûte" et probablement à des restrictions budgétaires.

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