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Le débrief politique. François Hollande, candidat sans en avoir l'air

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François Hollande qui enfile sa casquette de président-presque-candidat, le FN dans la tourmente judiciaire, Yannick Jadot qui n'y croit pas pour la présidentielle... C'est le débrief politique avec Yaël Goosz.

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Radio France
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François Hollande lors du colloque "Refaire le démocratie", le 6 octobre 2016 à l'hôtel de Lassay à Paris (STEPHANE DE SAKUTIN / POOL)

François Hollande en pré-campagne

Pour le chef de l'État, chaque tribune se transforme désormais en occasion de poser les bases d'une future campagne. Le dernier caillou a été semé à l'Assemblée nationale, jeudi 6 octobre au soir, dans un discours depuis l'hôtel de Lassay. François Hollande a présenté des propositions pour réformer la démocratie : le non-cumul des mandats dans le temps au-delà de trois mandats successifs, une fabrique de la loi plus efficace et plus rapide et la la consultation des citoyens via référendum.

À l'arrivée, pas de big bang institutionnel. "Nos institutions sont solides et adaptées aux circonstances", assure un président presque-candidat, qui a profité de son statut d'invité pour enfiler la double casquette. Il va falloir s'y habituer : jusqu'en décembre, François Hollande va multiplier les discours pour vanter son bilan et tracer des perspectives.

Cette situation ambiguë crée des tensions au Parti socialiste. L'équipe d'Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de janvier, exige que certaines dépenses de François Hollande soient d'ores et déjà intégrées dans les comptes de campagne.

Michel Vauzelle, tweet de la semaine

L'ancien président socialiste de la région PACA ne tourne pas autour du pot. Dans un tweet, Michel Vauzelle conseille aux camarades socialistes qui veulent voter à la primaire de la droite de choisir Nicolas Sarkozy... "pour que la gauche ait une chance à la présidentielle." C'est la tactique des gros sabots !

 Le FN dans la tourmente judiciaire

En matière de comptes de campagne, il n'y a pas que l'affaire Bygmalion. Le Front National a été renvoyé en correctionnelle jeudi 6 octobre pour complicité d'escroquerie lors des législatives et recel d'abus de biens sociaux. La cible : le financement des campagnes de 2012. Parmi les mis en cause, on retrouve le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, qui y voit "une perpétuelle persécution contre le Front national". Machination, complot... Du déjà entendu.

Si la patronne du FN, elle, n'est pas mise en examen, la question des liens qu'elle entretient avec cet entourage qui sent le souffre va se poser. Pour l'instant, Marine Le Pen ne prend aucune distance, au contraire... L'amitié d'abord ! Axel Loustau, ex-trésorier du micro-parti Jeanne, a été propulsé conseiller régional d'Ile-de-France, tandis que Frédéric Chatillon, un ancien du GUD, se verrait bien jouer un rôle dans la future campagne. Attention au retour de boomerang.

Yannick Jadot pas franchement optimiste... mais sincère

"Je ne crois pas qu'il y aura un président écologiste en 2017". Voilà une sortie étonnante de la part de Yannick Jadot jeudi 6 octobre, lors du deuxième débat de la primaire Europe Écologie les Verts, à laquelle il est candidat. La primaire à ses yeux permet surtout de préparer les élections législatives. Pas vendeur, mais sincère.

L'amour en politique

Côté people, dans Paris Match cette semaine, on peut apercevoir le baiser furtif entre Alain et Isabelle Juppé. Dans un autre registre, on peut se pencher sur les 33 ans de correspondances et d'amour épistolaire caché entre Anne Pingeot et François Mitterrand. "Je t'adore, Anne" : une phrase déclinée sur tous les tons dans Lettres à Anne 1962-1995, un livre de 1 280 pages, qui sortira la semaine prochaine. L'amour comme moteur politique, ressort intime du sphinx Mitterrand.

C'est la note du débrief : un 19/20 pour Gallimard et Anne Pingeot pour ce document unique.

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